LE SAVINIEN TAQUIN

Le libre journal d'Olivier VAGNEUX · 06.51.82.18.70 · olivier@vagneux.fr

Je déteste le sport, à l’exception des sports de chambres (administrative, criminelle, correctionnelle, de l’instruction… Et bien sûr, à coucher !!!) ¯\_(ツ)_/¯

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Des erreurs sur les actes que le tribunal administratif peut enjoindre à corriger ; de la notion d’ « irrégularité à rectifier »

Dans une affaire, je demandais au tribunal administratif d’enjoindre au maire de ma commune de corriger des délibérations dans lesquelles un des 39 élus du conseil municipal avait donné une fausse délégation de vote, donc non valable ; et par suite de retrancher son vote, tout en le déclarant absent.

Mais le Tribunal administratif, considérant que la voix d’un seul élu, n’est pas de nature à vicier la légalité des délibérations de l’affaire, rejette ma requête.

Précisément, la juridiction retient que : « La circonstance qu’il ait été absent lors de plusieurs séances du conseil municipal n’est pas de nature à entacher les délibérations votées à cette occasion d’une irrégularité à rectifier fondée sur la prise en compte du vote de M. A. »

Ce qu’il faut en retenir, c’est que de manière générale, le juge administratif n’interviendra que pour faire corriger des erreurs de fait, lesquelles présentent un caractère substantiel, par exemple parce qu’elles changent le sens de la délibération.

Je suis à votre disposition pour vous aider à apprécier le caractère substantiel (ou pas) d’une erreur dans un acte, puis, de manière alors évidemment rémunérée, pour la rédaction de vos diverses écritures, en vue d’obtenir la rectification souhaitée.



2 réponses à « Des erreurs sur les actes que le tribunal administratif peut enjoindre à corriger ; de la notion d’ « irrégularité à rectifier » »

  1. Avatar de tw91000sgdb
    tw91000sgdb

    Le Casse du Siècle (mais avec modération)
    Si l’on suit la logique de ce jugement, le Code pénal vient de prendre un sacré coup de vieux. Apparemment, nous entrons dans l’ère du « Préjudice Relatif ».
    Désormais, si vous décidez de braquer une banque, assurez-vous simplement de ne pas vider les coffres au point de provoquer une crise financière mondiale. Si la banque reste solvable et que les clients peuvent encore s’acheter un café, le juge administratif pourrait techniquement conclure que votre retrait « spontané et non autorisé » n’est pas de nature à vicié le bilan comptable de l’institution.

    En résumé : La prochaine fois que vous faites une bêtise, ne niez pas les faits. Dites simplement au juge : « Certes, j’ai piqué dans la caisse, mais regardez, il reste encore plein de pièces de 10 centimes. Le sens général de la fortune de la victime n’est pas modifié ! »

  2. Avatar de Jean-Marie CORBIN
    Jean-Marie CORBIN

    Effectivement le caractère substantiel, si n’est pas une fausse délégation, c’est combien ? 2 ? 5 ? 10 ? 39 ? Cela dépend-t-il aussi du coefficient de marée, de la température et de l’âge du capitaine ?

    On est dans le subjectif !

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