— LE SAVINIEN TAQUIN —

Le libre journal d’Olivier VAGNEUX – 06.51.82.18.70 – olivier@vagneux.fr

Je déteste le sport, à l’exception des sports de chambre : chambre criminelle, chambre administrative, chambre correctionnelle, chambre de l’instruction… Et bien sûr, chambre à coucher !!! ¯\_(ツ)_/¯


Explication : pourquoi je ne conteste pas – à ce jour – la décision de la Commission nationale d’aménagement cinématographique sur le « 78, Espace culturel »

Précision que la notification de la décision de la CNACiné n’étant pas conforme au droit, je dispose de jusqu’au 16 avril 2026 pour en relever appel.


Après hésitation, j’ai finalement décidé de ne pas contester la décision de la CNACiné autorisant le 78, Espace culturel.

D’une part, il y a la question de l’utilité d’un tel recours, jugé sur deux ans, à huit mois des prochaines municipales.

D’autre part, il y a la question du bien-fondé d’un tel recours, que j’étais encore loin de gagner, sans éléments supplémentaires…


Sur l’utilité,

et à part si Alexis est réélu, je crois que tout le monde est d’accord pour faire tomber ce projet en l’état.

La gauche veut faire un lieu pour le spectacle vivant.

Moi, je veux un vrai cinéma, pas avec 3 salles, mais au moins 6 ou 7, et modulables pour la taille, selon les films (et plutôt géré par un privé).

Et si Alexis est réélu, c’est que les gens auront volontairement et consciemment choisi ce projet de centre culturel, et il conviendra de respecter la volonté des électeurs…


Maintenant, sur le bien-fondé,

L’autorisation de la CNACiné est une procédure prévue pour réguler l’installation des cinémas (considérant no 1).

Elle est principalement utilisée par le concurrent qui craint de perdre sa clientèle.

Là-dessus, je n’ai aucun grief, et la Commission l’a bien relevée (considérant no 6).

Non, je ne soulevais que des problèmes de procédure.

En premier lieu, sur la propriété réelle du cinéma par la Commune.

En second lieu, sur la compétence du maire pour solliciter l’autorisation.


Sur la question de la propriété, j’ai été désavoué à l’instance. Je suis en appel.

Sur la compétence, l’affaire n’est pas encore jugée.

Par contre, si je devais finalement avoir raison, il pourrait y avoir recours en révision de la décision de la CNACiné.

À moins que celle-ci ne tombe automatiquement au motif que la « fraude corrompt tout » (fraus omnia corrumpit).

Par contre, il n’y aurait alors sûrement pas que cela qui tomberait. Genre quelques têtes…


Je ne regrette pas ces recours,

pour l’expérience qu’ils m’ont apporté,

pour le retard qu’ils ont fait prendre à TEILLET, rendant le projet encore modifiable par une future nouvelle majorité,

parce que j’ai obtenu des documents que je n’aurais pas eu autrement, notamment le dossier de candidature et l’étude économique,

parce que je crois quand même que j’ai un petit peu raison sur les problèmes soulevés, même si ce n’est finalement pas réellement la CNACiné qui pouvait les traiter par le biais de la procédure de décision d’autorisation.


Maintenant, ce qui me fait doucement sourire, c’est que TEILLET a dit tout plein de choses à la commission, pour pousser son projet,

comme 22 séances par semaine avec une place moyenne à 5,5 euros. Dans vos gueules, Viry et Chilly à 6 et 7 euros la place.

Et puis à la réunion publique de présentation, ce n’était déjà plus vraiment tout à fait cela…


À relever que le cinéma historique va maintenant être démoli.

Que malheureusement, il ne pouvait plus vraiment en être autrement après 16 ans d’inoccupation.

Et que mon recours à la Cour administrative d’appel ne l’aurait de toute façon pas empêché…





4 réponses à « Explication : pourquoi je ne conteste pas – à ce jour – la décision de la Commission nationale d’aménagement cinématographique sur le « 78, Espace culturel » »

  1. Avatar de Jean-Marie CORBIN
    Jean-Marie CORBIN

    « Moi, je dis si faire un cinéma, faire un vrai cinéma, donc aujourd’hui 6-7 salles ». Mais tu vas faire venir qui ? Il me semblait que tu étais très réservé sur les études plutôt optimistes concernant les fréquentations du projet à Teillet.

    Quant à la salle des fêtes de la ville. Organise une visite technique accompagné des associations de dance, de musique et de théâtre, tu vas ressortir en pleurant ! Tu te rends compte de la petitesse et de la vétusté de cette salle ? Toutes les grandes manifestations qu’elles soient sportives ou pas, se font au COSOM, une installation normalement dédiée au sport. Tu crois que c’est normal de priver les jeunes de sport en salle pendant une semaine à chaque fois qu’il y a une grande manifestation qui n’a rien à voir avec le sport ?

    « Ou bien aussi faire un vrai centre culturel, mais alors sans cinéma. » =>

    Techniquement, si tu as une salle de spectacle avec scène, loges, coulisses et sono, tu déroules devant un écran blanc, tu places un vidéo projecteur Christie, un lecteur de Blue-ray et c’est plié, tu as ton cinéma ! Par contre, transformer une salle de cinéma sans scène et sans coulisses et sans loges en une salle de spectacle vivant, ben là, tu ne peux pas !

    1. Il faut faire de petites salles, dont certaines modulables pour les gros films.

      Les cinq dernières fois que je suis allé au cinéma, nous ne devions guère être plus de 15.

      Pas besoin de salles de 80 places pour la plus petite.

  2. Avatar de Jean-Marie CORBIN
    Jean-Marie CORBIN

    « La gauche veut faire un lieu pour le spectacle vivant. Moi, je veux un vrai cinéma, pas avec 3 salles, mais au moins 6 ou 7, et modulables pour la taille, selon les films (et plutôt géré par un privé). »

    Il faudra qu’on se réunisse tous et que nous nous fassions une opinion collégiale sur la question, parce que je suis bien plus en accord avec l’idée d’en faire un espace culturel polyvalent qu’un multiplexe cinéma. Au vu des tendances et des usages, j’ai l’intime intuition que tout le monde se fichera de vidéoprojecteurs qui diffuse des DVD en boucle sur une toile blanche dans les 10 ans à venir. Et moi, je ne compterais pas trop sur l’adhésion du corps enseignant au projet, ils ont autre chose à faire que de passer du temps à emmener des mouflets aller visionner des films. Tu n’as même pas un arrêt de bus de prévu pour la dépose – embarquement !

    Teillet et son équipe sont restés bloqués en 2008 et ne sont même pas aperçu qu’en 17 ans les usages des médias audio-visuels ont évolué.

    Pour rappel, il n’y a pas que la gauche, qui souhaite cet espace culturel. En effet, j’ai également vivement ressenti un profond malaise auprès des représentantes de l’une des rares association théâtrale de Savigny-sur-Orge lors de la réunion de présentation du projet du cinéma par le maire.

    Quant à une gestion par un privé ? Si c’est à la façon de Veolia ou des concessionnaires autoroutiers pour en citer qu’eux, c’est un non catégorique ! Je préfère me passer d’eux que de travailler avec des opérateurs susceptibles de nous imposer des clauses très défavorables (pile je gagne – face tu perds).

    1. Moi, je dis si faire un cinéma, faire un vrai cinéma, donc aujourd’hui 6-7 salles ; et pourtant, cela n’a pas empêché celui d’Arpajon de faire faillite, trois ans après des travaux pour le passer de 4 à 7 salles.

      Sinon, il faut continuer d’utiliser la salle des fêtes, en multipliant les structures pouvant légalement diffuser.

      Ou bien aussi faire un vrai centre culturel, mais alors sans cinéma.

      Nous étions 81 à la réunion de présentation du 22 mai. Sur près de 39 000 habitants.

      Il me semble clair que la population se fout de ce projet en l’état.

      À plus forte raison que quand elle s’apercevra que chaque film ne sera diffusé que 5 fois…

      Faudra pas manquer la séance !

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