Des limites et des reproches du vote au jugement majoritaire

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En ce moment, se déroule le vote de la primaire populaire, qui utilise le mode de scrutin du jugement majoritaire (cocorico invention française), qui consiste à émettre une appréciation graduelle sur un candidat entre plusieurs possibles pour finalement lui décerner une note qui correspondra à une médiane. Un système, peu intelligible, qui me semble en plus facilement corruptible.


Prenons d’abord un exemple pour justifier la complexité de ce système.

Je me présente et j’obtiens les résultats suivants : 35 % Très bien. 20 % Bien. 45 % À rejeter.

J’obtiendrais alors la mention Bien parce que les 50 % d’appréciations favorables auront été dépassés au niveau de la mention Bien, étant en fait entendu que les gens qui me trouvent Très Bien me trouvent forcément Bien.


Continuons maintenant, en admettant que vous ayez intégré quelque chose, sous réserve que j’ai moi-même bien compris ce système.

Imaginons qu’il faille me départager avec plusieurs autres candidats.

Ce système nécessite alors l’objectivité des électeurs.

C’est-à-dire que pour fonctionner, il ne faut pas que les soutiens des autres m’aient donné par principe l’appréciation À rejeter et qu’ils aient mis Très Bien à leur candidat.

Ce qui selon le nombre de participants subjectifs, fausse complètement le système.

Les candidats les plus à même de gagner risquant alors de se voir attribuer les notes les plus mauvaises, tandis que les candidats les plus insignifiants peuvent alors obtenir une bonne appréciation moyenne, largement au dessus de ce que les gens pensent réellement d’eux.


Une preuve de la faillite de ce système tient à l’exemple qui en a été fait avec les candidats de la présidentielle 2022.

Évidemment, les candidats de la droite radicale (LE PEN, ZEMMOUR, DUPONT-AIGNAN) finissent derniers, largement devancés par des candidats peu représentatifs.

Sauf que ces premiers candidats représentent quand même plus d’1/3 de l’électorat, ce qui n’est pas négligeable.

Le jugement majoritaire n’est-il donc qu’un moyen d’éliminer des candidats clivants ? C’est effectivement le risque, davantage le chemin que cela prend.


Je finirais donc en paraphrasant CHURCHILL qui disait que la démocratie est le moins pire des régimes parmi ceux que l’on a essayé.

Je pense que notre système de scrutin majoritaire uninominal à deux tours n’est effectivement pas le meilleur, mais qu’il demeure moins pire que celui de la prime majoritaire.



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