Coup de gueule contre les messes de réparation telles que celles qui a été organisée à Nice

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Je suis triste de l’image que les chrétiens donnent au monde, et peut-être finalement plus de l’image que les chrétiens ont d’eux-mêmes.

Jeudi, trois personnes étaient assassinées dans la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption à Nice, dans les conditions que nous connaissons.

Et dimanche, à peine quelques jours plus tard et alors que les victimes n’ont toujours pas été inhumées, c’est foule d’évêques, en grande tenue d’apparat, qui avaient invité maints officiels, pour la priorité d’une messe dite de réparation.


Dehors, mis à la porte, la foule des gens qui ont connu, aimé et vécu avec les victimes, puisque la basilique ne pouvait contenir que 150 personnes, et qu’il fallait notamment laisser la place à M. et Mme ESTROSI dont les caméras et le matériel de reconnaissance faciale n’ont encore une fois servi à rien (ah oui, mais il y a la borne reliée sur la Police municipale parce qu’en novembre 2020, personne n’a de portable, puis c’est vrai qu’au 17, tu attends plusieurs longues minutes pendant lesquelles on te prévient qu’on a ton numéro, et qu’il ne faut pas appeler pour rien).

Ce n’est même pas que l’Église se trompe de cible ; et une amie de me rappeler que lorsque le pape Jean-Paul II était venu à Évry en 1997, alors que la cathédrale n’était pas encore consacrée, il avait fallu en catastrophe mettre de l’huile un peu partout au motif qu’un pape ne pouvait pas rentrer dans une église non consacrée, comme si sa seule présence, en outre de la présence d’autres chrétiens réunis au nom du Jésus ou du saint-Sacrement, ne suffisait pas.

Non, c’est bel et bien l’affirmation que le sacrilège d’un lieu de culte est finalement plus grave que la profanation du corps, par essence sacré, de 3 personnes !


Je crois vraiment que notre Église catholique devrait se remettre en cause sur certains de ses rites, qui à la fois ne font plus sens, mais sont surtout incompris en plus d’être incompréhensibles.

On dirait sincèrement que l’Église cherche à surfer sur son propre malheur pour communiquer et faire parler d’elle ; avec à côté l’hypocrisie terrible d’une réforme du Missel romain dans laquelle elle prétend chercher à rapprocher le vocabulaire liturgique du vocabulaire du quotidien. Et donc maintenant, on parlera de « consubstantiel » et d’heureux les invités « aux noces de l’agneau »… Et on va écarter voire faire fuir encore de nombreuses personnes…

Mais la déliquescence commence aussi à l’échelle de nos secteurs pastoraux ; le mien par exemple étant tout fier d’annoncer pour ce deuxième confinement qu’ils vont filmer NOTRE messe avec NOTRE prêtre dans NOTRE lieu de culte, parce que NOTRE eucharistie est forcément différente, je sous-entends meilleure, que celle du voisin. À quoi bon un diocèse  et un discours basé sur l’accueil de l’autre dans ces conditions ? Pour la peine, je ferai exprès de ne pas les regarder, encore moins d’y participer, et de me brancher sur France 2.



 

3 commentaires

  1. « On dirait sincèrement que l’Église cherche à surfer sur son propre malheur pour communiquer et faire parler d’elle  » => sans doute pour imiter les martyrs des premiers chrétiens du temps des empereurs romains ?

    « Pour la peine, je ferai exprès de ne pas les regarder, encore moins d’y participer, et de me brancher sur France 2. » => si on préparait une pièce de théâtre jouée et retransmises en direct ? Le titre « La messe est dite » avec le personnage principal Don Oliviero di Vagnescaya. Le « risque » c’est que la pièce jouée serait probablement plus intéressante à regarder et à écouter (surtout l’homélie) que les originaux. Vous avez dit prédications d’hérétiques ? ohhhh !!

    1. Sais-tu que du temps du père COINDREAU (1970-1984), et dans la foulée de l’ouverture de l’école de prédication laïque à l’initiative de Mgr HERBULOT (évêque de 1977 à 2000), celui-ci laissait des laïcs monter en chaire pour faire l’homélie à sa place certains dimanches ? Et je veux croire qu’il agissait en toute humilité car lui avait des choses intéressantes à dire ; pour preuve la marque qu’il a laissé sur la paroisse et à Savigny.

    2. Par ailleurs, l’Histoire et l’archéologie nous permettent aujourd’hui d’affirmer que le martyr des premiers chrétiens est en fait un mythe et qu’à peine quelques milliers de personnes ont effectivement été persécutées pour leur foi ; bien loin du nombre, largement supérieur, de tous ceux qui en Orient se font aujourd’hui assassiner par des musulmans fanatisés.

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