De l’hypocrisie des condamnations de l’article sur Danielle OBONO dans Valeurs par les politiques de Savigny-sur-Orge

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Je me régale de lire les condamnations de l’article de politique-fiction de Valeurs par certaines personnalités politiques de Savigny-sur-Orge.

D’abord parce que comme un très grand nombre de personnes qui en parlent très doctement et très savamment sur les plateaux de télévision, elles ne l’ont pas lu, et elles ne le liront pas !


Elles ne le liront pas, non pas parce qu’elles pourraient ainsi se risquer à savoir de quoi il en retourne et donc parler intelligemment, du moins en connaissance du sujet…

Mais plutôt parce que, par lâcheté politique, démunies des convictions qu’elles n’ont pas, et qu’elles sont sinon bien incapables de défendre, elles ont décidé, dans un terrorisme, pour ne pas écrire un totalitarisme intellectuel, qu’il ne fallait pas le lire.

Exactement comme au temps de l’Index du Vatican ou des listes de livres interdits par GOEBBELS et brûlés lors d’autodafés.

Dans un autre genre, on a la liste d’été des livres anti-blancs des étudiants de Sciences-Po, par cette gauche qui renouvelle, pour exister, l’inefficace discours de la « lutte des classes » en inefficace discours de la « lutte des races » qui est en train d’effrayer les démocrates blancs aux États-Unis d’Amérique et de préparer la réélection de TRUMP…


Dès lors, arrêtons de feindre les nausées exagérées à l’évocation des sondages qui accordent 45 % à Marine LE PEN au second tour de 2022, parce qu’elle progresse essentiellement du fait qu’il n’y ait personne pour lui faire face sur le plan des idées, du fait de la lâcheté de politiques qui cachent leur absence de contre-arguments derrière une indignation feinte.

Je me marre aussi de voir qu’on refuse de parler du problème d’ensauvagement d’une partie de la société française au motif que ce serait un thème d’extrême-droite, alors que c’est l’ex-PS CHEVÈNEMENT qui est réellement le premier à utiliser ce mot dans son sens actuel…



Et donc nous avons nos bienpensants saviniens qui condamnent l’idée qu’on puisse représenter une femme noire sous les traits d’une esclave dans un récit de fiction, PARCE QUE C’EST RACISTE ET QUE C’EST UN CONTRE-FEU MAGNIFIQUE POUR NE SURTOUT DE NE PAS PARLER DU SUJET DE LA TRAITE.

Continuons effectivement d’envoyer nos soldats se faire tuer au Mali et dans la zone sahélo-saharienne en faisant semblant que peuvent cohabiter dans un même pays aux frontières tracées par les Européens des ethnies qui hier s’asservissaient entre elles et aujourd’hui se détestent du fait de cette Histoire. Le Wakanda n’est pas tant une fiction, parce que les Africains n’arrivent pas à se débarrasser de leurs dictateurs, que parce que le continent n’est ethniquement, religieusement, socialement pas homogène, et qu’il ne le sera jamais, même avec la richesse.


BIENPENSANTS SAVINIENS DONC, QUI FERMENT BIEN TOUS LEURS GUEULES quand un groupe de personnes, tout autant anonyme donc lâche que le rédacteur de l’article tant décrié, ME représente, depuis dix mois maintenant, comme différents personnages de fiction qui un jour, soutient un terroriste libanais, le lendemain prostitue sa présumée cousine et le surlendemain, projeté au début du XIXe siècle, devient un général noir de fiction engagé, on ne sait pourquoi, dans la cause de la libération d’Haïti…


Moi, je trouve normal, dans une société évoluée, de mettre des mots sur ce qui me scandalise, de la faim et des maladies dans le monde aux conséquences supposées de certaines réformes sociétales en passant par le détournement de fonds publics de nos élus locaux.

Soi dit en passant, cela me fait juste passer pour un râleur, un frustré, un sociopathe auprès de personnes égoïstes qui n’ont plus que le seul mot d’ultracrépidarianisme à la bouche pour museler voire couper toute tête qui dépasse, et justifier pour elles de ne s’intéresser à rien.

Il s’agit d’une technique rhétorique très en vogue qui consiste à délégitimer son contradicteur en lui niant le droit de s’intéresser à un sujet qui serait par nature réservé à un expert (forcément auto-proclamé). Adieu la politique au sens étymologique et bonjour chez vous, si tant est qu’il n’y ait pas plus expert que vous, pour gérer votre chez-vous.


Dans cette actualité, je critique les caricatures de Charlie-Hebdo parce que je les trouve volontairement blessantes et pas forcément drôles, mais je défends le droit des caricaturistes à les produire. Et je condamne ceux qui assassinent pour des dessins, des paroles ou des idées.


J’ai toujours condamné ce qui est arrivé à mes opposants, des jets d’œufs sur la permanence de MEHLHORN à la dégradation de la voiture de BLANCHAUD en passant par les tags sur les affiches de FABRE et l’arrachage de la banderole de DEFRÉMONT.

Je constate juste que personne ne condamne quand il m’arrive quelque chose, alors que cela fait bientôt un an qu’on me diffame régulièrement et anonymement. Et de rappeler au passage qu’ils étaient quasiment tous amis sur Facebook avec le fameux corbeau !


Et donc je savoure de lire des personnes, à l’indignation sélective, qui pour le même fait, condamnent dans un cas qui leur est pourtant très éloigné, et se taisent volontairement dans un cas pourtant très proche d’eux, mais qui les arrange de fait…

À moins que mue par la haine d’elles-même, elles pensent que s’il est condamnable de dépeindre une femme noire en esclave, dans un contexte de fiction littéraire, il n’est rien à redire de la représentation d’un homme blanc en noir, quand bien même dans ce sens, il s’agit d’une appropriation culturelle, qu’ils aiment pourtant bien décrier (sauf lorsque c’est le temps d’un spectacle à la MJC parce que cela devient supposément de l’empathie…) ?

Toujours est-il que nous sommes encore et à nouveau dans des postures de communication que l’on retrouve de manière indifférenciée à gauche, à droite, chez les écologistes et les marcheurs. Un même petit ancien monde politique qui à défaut de capacité d’action publique en est réduit à des mesures symboliques et cosmétiques. Oui, vraiment je vous l’écris, Jean-Marc DEFRÉMONT ne fait pas de politique, il fait de la cosmétique. Et il n’est même pas certain que celle-ci soit naturelle ou bio…



2 commentaires

  1. « ultracrépidarianisme » ultra-crépida-rianisme, ouh la la.Tout ça pour dire écrases-toi car tu n’es pas un spécialiste.
    Ainsi :
    Tu ne peux pas remettre en cause le port du masque car tu n’est pas professeur de médecine infectiologue.
    Tu ne peux pas parler des camps de déportations car tu n’es pas juif.
    Tu ne peux pas parler de la justice car tu n’es pas magistrat.
    Etc etc etc …
    Ben justement si parce qu’il y a trop souvent des incohérences et des contradictions dans les propos qui fleurent assez souvent l’arnaque qui l’accompagne !

  2. Ce sont des laquais, et sans c…, c’est tout. Encore une fort bonne analyse de l’effondrement des cerveaux de nos contemporains…

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