Ils rentrent en scène pour la première fois de 2020, même s’ils ont toujours été là, bien cachés à attendre le retour des douceurs. Ils, ce sont les moustiques (maringouins au Québec), ces insectes de la famille des culicidés, dont les femelles se nourrissent de sang animal, pouvant au passage nous transmettre quelques charmantes maladies.
J’ai tué mon premier ce mercredi matin (08 avril), n’en déplaise à Aymeric CARON. Et depuis quelques jours, ils prolifèrent notamment du côté du parc du Séminaire, se régalant particulièrement de l’hémoglobine des riverains de la rue des Rossays, qui me demandent de vous inviter à faire pression sur la mairie et le Syndicat de l’Orge.
Car ce n’est pas comme s’il était connu que les moustiques commencent à sortir et à pondre vers la mi-avril, et que pour changer, rien n’est prêt…
Comme chaque année, municipalités et Syndicat de l’Orge commencent par se renvoyer la balle, pour des questions de compétences. Par exemple, il faut savoir que nos communes n’ont pas le droit d’agir contre les moustiques tigres qui sont de la compétence de l’ancien SIVOA.
Puis il y a les traditionnels questionnements éthiques. D’abord qu’on ne veut pas utiliser de produits biocides parce que ce n’est pas écolo. Puis finalement, face à l’incontrôlabilité de l’expansion moustiquaire, on va trouver des produits qui ne tuent QUE les larves de moustiques et rien d’autre !
Enfin, on aura droit à la perpétuelle redécouverte de l’invention de la poudre, avec l’installation de nichoirs à chauve-souris, qui mangeraient en moyenne 60 000 moustiques par an. Et on aura alors de beaux articles dans le magazine du syndicat, les magazines municipaux et le Parisien bien entendu.
Lorsque donc on en aura marre de perdre notre temps à financer un inutile et coûteux Syndicat de l’Orge, qui n’est toujours pas foutu de finir d’aménager la continuité de la trame bleue (la Promenade de l’Orge), mais qui dépense quand même moins que son concurrent du SIAHVY en achat de patrimoine, et en déménagement de sièges, on pensera chauve-souris !
Ou alors on utilisera directement les produits biocides contre les moustiques, tant que cela a une utilité. Soyons un peu moins cons que notre comité scientifique qui veut utiliser l’hydroxychloroquine, qui est un traitement uniquement préventif à l’efficacité toujours scientifiquement pas démontré, pour soigner des gens gravement atteints. Et scoop pour vous, l’étude Discovery va conclure que ce médicament est inefficace…

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