C’est l’une des surprises de l’ordre du jour du prochain Conseil municipal de Savigny-sur-Orge : Éric MEHLHORN, maire, démissionne de son mandat de conseiller métropolitain, et vraisemblablement aussi de son mandat de conseiller territorial. Pourquoi ? Nous ne le savons pas, et il s’en justifiera certainement ce 08 février 2018. Mais ce que nous pouvons d’ores et déjà faire, c’est d’étudier les profils de ses trois potentiels successeurs.
La démission en cours de mandat est une pratique rare, généralement motivée soit (A) par le fait qu’on prépare son successeur, soit (B) par le fait qu’on part se mettre à l’abri parce qu’on sait qu’on ne terminera pas le mandat (motif de santé, motif de poursuites judiciaires…).
Par exemple, à Paray-Vieille-Poste, hypothèse A, Alain VÉDÈRE a fait la même chose que MEHLHORN (en démissionnant) pour préparer Nathalie LALLIER à lui succéder en 2020 ; et il la met dans le bain d’un exécutif intercommunal, et d’une place métropolitaine, pour qu’elle apprenne.
Mais aucune des hypothèses précitées ne semblant satisfaire à la réalité de ce que peut vivre Éric MEHLHORN, reste l’hypothèse circonstanciée que ces deux mandats l’emmerdent, en plus d’être inutiles, et qu’il préfère se concentrer sur la ville de Savigny pour être « 100 % à notre service » !
Voyez-vous venir la communication de conséquence ?
Je ne vais pas perdre mon temps à imaginer un scénario rocambolesque, d’un candidat présenté par une opposition unie, qui damerait le pion aux candidats de la majorité, comme il s’est passé à Athis. À Savigny, les élus de la majorité sont des soumis qui font ce qu’on leur dit de faire et qui votent pour qui on leur dit de voter… Et l’opposition est trop divisée…
Nadège ACHTERGAËLE ; 15 % de possibilités
Des élus de gauche me parlaient encore d’elle aux vœux 2018 en me disant leur déception de cette jeune femme, de qui les Saviniens politisés pensaient qu’elle gérerait la mairie en lieu et place de MEHLHORN.
Bien que 1ère adjointe, et potentiellement conseillère régionale avant la fin du mandat, il y a un truc qui est cassé et un sentiment que la politique l’ennuie. Son Facebook parle pour elle : elle va aux services techniques, photographie des piles de dossiers, et écrit qu’elle a du travail. Waouh !
Je pense donc qu’elle n’a pas envie de prendre ces deux places, même s’il ne serait pas illogique, qu’adjointe à l’urbanisme, elle devienne vice-présidente intercommunale en charge de la voirie et des réseaux. De même qu’elle ne veut pas ou plus la mairie en 2020, ou en 2026 et qu’elle est davantage un soldat qu’un chef.
==> Une future vice-présidente de l’intercommunalité ?
Sébastien BÉNÉTEAU : 55 % de possibilités
Quoi de plus logique que le choix de l’adjoint aux Finances, qui au fil des années, a grimpé dans l’ordre du tableau du Conseil municipal en évinçant PATAUT (qui nous a fait une FILLON et s’est suicidé politiquement), et en se montrant le plus capable de tous (mais peut-être aussi le seul) ?
Il bosse et connaît en partie les dossiers. Et il est déjà élu intercommunal ; le seul des cinq qui tienne la route, et qui soit capable d’une intervention pertinente (mais de mauvaise foi).
Son seul inconvénient, et donc ma seule réserve, est qu’autant de mandats ne sont pas compatibles avec ses occupations professionnelles. N’en prendra-t-il donc qu’un des deux ?
==> Un futur Conseiller métropolitain ?
Alexis TEILLET ; 30 % de possibilités
Il faut se méfier du TEILLET qui dort (ou qui est trop occupé à finir ses études). On l’entend assez peu en Conseil, mais il comprend quand même un peu plus les dossiers et les enjeux que les autres moutons.
Et dans une hypothèse 2026, ce grand nounours, au physique bonhommique et éminemment sympathique de joueur de rugby du Sud-Ouest, aurait une vraie chance pour remplacer MEHLHORN ; que n’aura jamais BÉNÉTEAU. Tel un David FABRE, il n’est pas possible de vraiment le détester.
Mais TEILLET est trop jeune, sans assez d’expérience exécutive, et sûrement également trop occupé professionnellement pour vouloir de ces deux mandats. Il serait donc étonnant qu’on le propose, alors que sortant d’une simple délégation municipale, sur laquelle il travaille quand même (là aussi de mauvaise foi sur la fibre). Mais il reste un de nos espoirs politiques !
==> Un futur Conseiller territorial ?
Je pense que MEHLHORN ; qui a radicalement changé sa communication en 2018, et qui par exemple me répond désormais sur les réseaux sociaux, preuve qu’il sait qu’il est en difficulté, veut gommer son image de cumulard qui écrête à plus de 8200 € brut.
En faisant cela, il reste à deux mandats importants et bien rémunérés, dans lesquels il a vraiment les moyens d’agir. Et abandonne deux mandats dont l’électeur ne lui témoigne aucune reconnaissance, et dans lesquels il n’a pas la main sur quoi que ce soit.
La nouvelle question est de savoir si MEHLHORN retentera sa chance aux municipales en 2020 ou s’il prépare vraiment sa succession immédiate. Et je continue de penser qu’il va se re-présenter parce qu’il est trop jeune, à 52 ans, pour tout arrêter.
Peut-on remplacer MEHLHORN par un légume qui ne bossera pas plus que lui ? Oui, parce que tout le monde s’en fout. Mais tant qu’à faire, autant y mettre quelqu’un à préparer pour 2026. Et en même temps, n’est-ce pas trop hâtif, et cela ne va-t-il pas donner des idées de régicide ?
Je pense que BÉNÉTEAU va y aller, qu’il ne bossera pas plus que MEHLHORN, mais qu’il pourra dire qu’il y était ; qu’il va laisser MEHLHORN y retourner en 2020 ; et qu’il (SB) se fera « niquer » (comme FILLON décidément) au moment de postuler pour la place en 2026. À suivre.

Répondre à À l’ordre du jour du Conseil territorial du GOSB du 20 mars 2018 | Le Savinien libéré Annuler la réponse.