— LE SAVINIEN TAQUIN —

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Je déteste le sport, à l’exception des sports de chambre : chambre administrative,  chambre du conseil, chambre criminelle, chambre correctionnelle, chambre de l’instruction… Et bien sûr, chambre à coucher !!! ¯\_(ツ)_/¯


Opinion impopulaire : critiquer que tous les acteurs principaux du Royaume d’Orïsha sont noirs

Avez-vous pu passer à côté de la polémique de ces dernières semaines sur la comédienne Lupita NYONG’O, d’origine kényane, choisie pour incarner Hélène de Troie dans l’Odyssée de Christopher NOLAN ?

En réalité, dès lors qu’Hélène de Troie est née depuis un œuf, je ne suis pas nécessairement choqué qu’elle puisse être noire, puisque nous avons à faire, non pas à un personnage historique, mais bien à un personnage mythologique.

Demeure cependant la question du choix de cette actrice, mais que l’on devrait se poser pour tout rôle : a-t-elle été prise pour son talent, ou dans le cas particulier, parce qu’elle permettait d’amener plus de diversité à la distribution ?

Diversité qui n’est d’ailleurs d’abord pensée que sous un prisme commercial : mettre un acteur noir pour que les spectateurs noirs s’identifient et viennent voir le film ; ce que je trouve un peu particulier et réducteur comme raisonnement.

Mais effectivement, plus personne n’imagine un film à vocation de diffusion mondiale qui ne contiendrait que des acteurs principaux blancs.

Alors pourquoi ne faut-il pas s’offusquer, que le casting du Royaume d’Orïsha, qui est une adaptation d’un livre fantastique, ne soit composé que d’acteurs principaux noirs ?

D’un côté, il y a le discours victimaire d’une juste compensation : pendant X années, le cinéma nous a écartés donc pendant X années, nous ferons ce que vous nous avez fait.

Avec la limite de l’insuffisance intellectuelle et morale d’un tel discours dont on ne sort jamais vraiment, en tant qu’il maintient les stéréotypes, et ne prépare pas à l’avenir.

D’un autre côté, il y a un discours communautariste assumé, qui est de vouloir faire des films « de noirs » pour « les noirs ». Mais on veut quand même bien de l’argent des autres s’ils veulent payer pour venir voir le film.

Et en général, ces films font des bides, parce que le public visé ne va même pas le voir ; les plus extrêmes vous expliquant que le cinéma n’est de toute façon qu’un instrument de domination blanche.


En 2026, je comprends très bien qu’il n’y ait plus que des acteurs blancs dans les films, comme cela pouvait se faire dans les années 1930.

À l’exception des films historiques qui s’attachent à une période et un lieu qui ne permet qu’un type de population, genre la Gaule du IIe siècle avant le Christ, où il n’y a aucune raison d’y trouver des africains ou des asiatiques.

Mais je suis quand même gêné qu’inversement, et par voie de conséquence d’une humanité multiple et métissée, il puisse y avoir des films grands publics dans lesquels il n’y ait que des acteurs noirs.

Parce qu’avec tous les débats, qui n’existaient pas dans les années 1930, le choix de la distribution est aujourd’hui mûrement réfléchi, et donc de ne mettre que des blancs ou que des noirs relève d’un choix politique assumé.

Et que cela résulte d’un choix compensatoire ou d’un choix prosélyte, ces choix sont de toute façon incompatibles avec le modèle républicain de vivre-ensemble, qui dans le modèle français, n’est pas une addition de communautés mais bien une communauté nationale, avec ses particularités.

Pour autant, la vraie question demeure celle de savoir si nous sommes capables de dépasser la réduction d’un casting pour apprécier le film pour ce qu’il montre à voir.

Et dans les débats actuels du « wokisme », force est de constater que c’est de plus en plus compliqué.






Une réponse à « Opinion impopulaire : critiquer que tous les acteurs principaux du Royaume d’Orïsha sont noirs »

  1. C’est usant, ces gens d’origine servile qui auraient dû être tués s’ils n’avaient pas été déportés ailleurs. En effet, un esclave non vendu devient une bouche inutile. Ces gens qui sont aujourd’hui beaucoup plus heureux que les descendants de ceux qui les ont asservis, devraient remercier ceux qui les ont arrachés à leur continent. Libres depuis plus de 150 ans, ils continuent de nous pourrir pour une situation qu’ils n’ont pas vécue, en évitant bien sûr d’évoquer l’esclavage actuel de leurs semblables en Afrique et Moyen-Orient, assuré par « d’autres victimes de la colonisation toussa » mais dont on ne parle pas pour ne pas se faire égorger ou avoir une bombe dans sa boîte à lettres.

    Alors merci qui?

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