Hier soir, en commission municipale des finances, ni le maire Alexis TEILLET ni l’adjoint aux finances Charles DARMON n’étaient présents, pour vous dire à quel point leur mandat les intéresse. Ils s’en foutent ; ils sont indemnisés quand même.
C’est donc le directeur général des services, Christophe LABORDE, qui devait répondre à nos questions, alors qu’il n’y connaît, et n’y comprend rien ; et je rappelle que la majorité municipale a rejeté un amendement dans lequel j’avais demandé que la directrice financière soit présente aux commissions finances, pour justement qu’il y ait quelqu’un d’un peu capable.
Mais le pauvre garçon, qui revendique avoir été comptable dans un passé professionnel, ne se rend même pas compte des conneries qu’il dit, et il est tout fier de ses réponses, sans d’ailleurs comprendre pourquoi elles sont problématiques.
Pendant la commission, irrégulièrement présidée par André MULLER, celui-ci a dit qu’il ne pouvait pas me laisser dire que LABORDE dirait des choses fausses.
C’est le fond du sujet. LABORDE est sincère dans ses réponses, sauf qu’elles sont mauvaises et qu’il n’a pas le bagage intellectuel pour s’en rendre compte… ¯\_(ツ)_/¯
Précisément, je faisais remarquer que le compte administratif, dressé par l’ordonnanteur, indique une section de fonctionnement de 69 610 000 euros alors que le compte de gestion, dressé par le comptable public, indique une section de fonctionnement de 69 613 200 euros.
Et là, il me sort, déjà, oklm, que c’est le comptable public qui m’a mal répondu, genre lui, petit DGS, qui s’y connaît mieux que le service de gestion comptable,
et ensuite que les 3 200 euros dont je parle relève d’un mouvement non budgétaire, qui n’a pas besoin d’être ordonnancé par l’ordonnateur, et qui est traité séparément par le comptable.
Soit, mon gars, admettons, mais pourquoi nous as-tu fait voter un budget primitif 2026 dont la mémoire comprend ces 3 200 euros, dans la colonne des crédits votés donc ouverts par l’ordonnateur ?
Inutile de vous dire que je n’ai pas eu de réponse à cette question… ¯\_(ツ)_/¯
De toute façon, comme il nous a été dit, l’important, c’était que la commission se tienne.
Qu’elle soit utile, valablement présidée, et qu’on obtienne les bonnes réponses, c’est un autre débat.
Je le remercie donc pour cet aveu. Le budget primitif 2026, en tout cas sa mémoire, est bien insincère, puisqu’elle inclut comme ordonnancées des dépenses qui ne l’ont jamais été.
Je ne sais plus d’ailleurs si c’est à vous que je l’écrivais, ou dans un recours, mais TEILLET a passé l’année dernière un marché de fourrière animale, qui nous coûte 30 000 euros par an environ.
Mais dans le budget primitif 2026, il n’y a même pas de crédits ouverts pour des prestations de services en matière d’environnement.
C’est-à-dire que le service finances de la Ville n’est même pas capable de prévoir les dépenses des marchés en cours. Il remplit des cases au hasard, en sachant que de toute façon, il n’en dépensera qu’une partie, puis il pratique la fongibilité. ¯\_(ツ)_/¯
Une autre dinguerie de LABORDE sur les conventions de gestion bilatérale définissant les règles applicables aux réservations de logement locatifs sociaux relevant du contingent de la Commune.
Je lui demande pourquoi la mairie ne régularise pas les huit conventions, signées depuis 2024, et qui seront annulées par le Tribunal administratif.
Sans répondre à ma question, et je pense qu’il n’a même pas conscience d’avoir été à côté, il me dit que c’est parce que la Préfecture leur a demandé de passer une délibération de principe autorisant le maire à les signer.
Alors, déjà LABORDE, il sait pas lire, ni personne dans son équipe, parce que la Préfecture n’a jamais écrit que la délibération devait autoriser le maire à les signer. Je vous publie ici le courrier qui est censé dire qu’une délibération devait autoriser le maire à signer tout seul des conventions. Est-ce que vous le lisez ?
En réalité, la délibération devait juste acter le principe qu’à partir du 1er janvier 2024, toutes les nouvelles réservations seraient gérées par des conventions signées avec les bailleurs selon un système de flux (et non plus de stocks).
Mais le plus fort, c’est que LABORDE avoue qu’ils avaient soi disant conscience que c’était illégal !!!
Or, si simplement, il avait regardé comment cela s’était passé dans les autres communes de l’Essonne,
celles dans lesquelles il y a un service juridique,
il se serait rendu compte que celles-ci n’ont pas du tout fait comme à Savigny ; et que leurs délibérations n’autorisent pas les maires à les signer.
Et même, en admettant qu’il ait fallu passer la délibération, cela ne justifie absolument pas que les conventions ne soient ensuite pas examinées par le conseil municipal !!! Là aussi, on est dans l’invention.
Bref, je comprends mieux pourquoi LABORDE n’est plus comptable dans le privé.
Au vu des conneries qu’il raconte, et surtout du fait qu’il ne comprend rien à rien, ou lit des trucs inexistants, je ne suis pas vraiment étonné que le secteur privé n’ait plus voulu de lui, ce qu’il l’a obligé à se recycler (ou se planquer) dans le public.
En attendant, c’est fatiguant, en tant qu’élu, de devoir se payer l’incompétence de ces vacanciers permanents qui te désinforment ouvertement, juste pour jouir d’avoir donné une réponse, peu importe qu’elle soit fausse, et se bercer de l’illusion qu’ils ont fait leur travail, dont ils viendront te dire, des années après, qu’en fait, ils étaient informés qu’ils te mentaient, comme avec les conventions de gestion.
Moi, je propose que s’ils ne savent pas, ils se taisent.
On rappellera d’ailleurs que si ces lâches refusent les enregistrements des commissions, c’est justement pour qu’on ne puisse pas leur opposer leur mensonges.
Vraiment, je ne comprends pas où a disparu la conscience professionnelle de LABORDE, qu’il n’a certainement jamais eu.
Comment il peut rentrer chez lui, dans un véhicule de fonction, et dormir tranquillement, alors qu’il a ouvertement désinformé les élus…
Sur quoi, je vais aller poser mes questions au comptable public, au directeur départemental des finances publiques et au bureau des finances locales de la préfecture ; puisque je n’obtiendrai de toute façon la réponse officielle de la Commune que par l’entremise de son avocat quand on ira au recours.


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