— LE SAVINIEN TAQUIN —

Le libre journal d’Olivier VAGNEUX – 06.51.82.18.70 – olivier@vagneux.fr

Je déteste le sport, à l’exception des sports de chambre : chambre criminelle, chambre administrative, chambre correctionnelle, chambre de l’instruction… Et bien sûr, chambre à coucher !!! ¯\_(ツ)_/¯


Libertés publiques et vie privée : j’ai déposé un recours pour m’opposer à l’installation des 13 nouvelles caméras de vidéoprotection à Savigny-sur-Orge

Peut-être avez-vous vu ces nouvelles caméras qui fleurissent en ce moment dans Savigny ?

En séance du conseil, l’adjoint à la sécurité, André MULLER, m’a dit qu’il ne m’en donnerait pas les emplacements pour ne pas que je fasse de recours si elles étaient installées à quinze centimètres de l’endroit indiqué.

MULLER n’est pas policier de profession, mais quand je le relis, on dirait vraiment la caricature du policier des Inconnus, dans le style verbal, sans parler de l’élocution : « par rapport à ce que vous ayez cette information ».


Bah, du coup, recours parce que je n’ai pas eu l’information de leur emplacement… ¯\_(ツ)_/¯

Dans le même genre, on a eu Charles DARMON, l’adjoint aux finances, qui a refusé de me donner des chiffres du rapport d’orientations budgétaires pour ne pas que je risque de lui opposer… ¯\_(ツ)_/¯

Bah, du coup… Vous connaissez la suite.


Je soulève deux moyens dans mon référé-suspension :

– le défaut d’information des élus ;

– l’absence de justification réelle et sérieuse du motif d’installation des caméras (je veux dire autre que l’allongement pénien d’un certain nombre de malbandants).

Entre la police municipale de Savigny, chiens de garde du pouvoir municipal (mais que la majorité), qui commettent des faux, dans lesquels ils racontent qu’ils ont traversé Savigny deux fois en cinq minutes. (Et au courrier du jour, je découvre que leur chef n’a pas reçu d’ordre de mission pour leur demander de m’apporter le dossier !)

Et la police nationale, qui est pas foutu d’arrêter les OQTF, mais qui me contrôle trois fois pendant mon contrôle judiciaire de trois mois. D’ailleurs, toujours pas de nouvelles de l’audition où je leur ai claqué dans les pattes, en attendant qu’ils apprennent ce qu’est un outrage. C’est pourtant pas très compliqué d’imprimer la page du Jurisclasseur… ¯\_(ツ)_/¯

De toute façon, TEILLET ne connaît rien à l’insécurité ; sa vie se résume à : domicile – voiture de fonction – mairie.

Et puis, ce sont vachement les caméras qui vont empêcher qu’on se fasse poignarder à la gare… ¯\_(ツ)_/¯


Pour mémoire, l’arrêt no 19DA01349 du 24 novembre 2020 de la Cour administrative d’appel de Douai a listé les informations devant impérativement figurer dans la note de synthèse d’une délibération d’installation de caméras de vidéoprotection, sans préjudice des informations supplémentaires pouvant être demandées par les élus :

  • le nombre de caméras projeté ;
  • le coût prévisionnel de l’installation du dispositif ;
  • la localisation des caméras ;
  • les espaces publics filmés ;
  • l’analyse relative à la situation en matière de sécurité publique et aux motifs, limitativement énumérés par les dispositions de l’article L. 251-2 du code de la sécurité intérieure, pouvant fonder le recours à un tel dispositif ;
  • les éléments relatifs à la conciliation entre les exigences de sécurité et la préservation des libertés publiques ;
  • les enjeux budgétaires et financiers de l’installation du dispositif en cause.

Inutile de vous dire qu’à Savigny, nous n’avons rien eu de tout cela…

Du coup, je vous annonce la publication prochaine d’un plan avec les emplacements des caméras !






 



5 réponses à « Libertés publiques et vie privée : j’ai déposé un recours pour m’opposer à l’installation des 13 nouvelles caméras de vidéoprotection à Savigny-sur-Orge »

  1. Les caméras, ça marche quand la justice suit mais ça n’a jamais empêché un crime (cf. l’attentat de Nice). En France, la justice vaut ce qu’elle vaut et la PN moins encore.

    Les caméras et ensuite la reconnaissance faciale à notre insu qui font d’innocents des coupables potentiels, dont dignes d’être surveillés.

    En France, se faire agresser devant une caméra conduit droit sur Youtube où l’on voit des agresseurs-stars, une victime bien victime et un public qui filme.

  2. Avatar de Jean-Marie CORBIN
    Jean-Marie CORBIN

    Le problème c’est que c’est comme pour le FNAEG au début c’était pour les crimes les plus graves et puis on est rapidement arrivé au vol du scooter du fils Sarko. La vidéosurveillance au départ on nous l’a vendue pour élucider les crimes les plus odieux et au final on se retrouve face à de la notation sociale à coup d’ayant droit à la ZFE, de port de masque ou de stops à la con !

    1. Et plutôt pour quand c’est un élu dont la gueule ne te revient pas.

      Mais après, tu as une soumission naturelle des policiers à aller servir le pouvoir en place, et à dire plus de choses à certains qu’à d’autres…

  3. Avatar de Jean-Marie CORBIN
    Jean-Marie CORBIN

    C’est quand même étonnant, ils veulent fliquer tout le monde, mais quand on leur demande des comptes à leur tour, là ils refusent.
    Il faudrait quand même un jour ou l’autre faire le bilan des élucidations permises uniquement grâce à la vidéo surveillance et surtout sur quelles catégorie d’infraction cela concerne. Parce que si c’est de la vidéo verbalisation sur des « stop » glissés parce que placé à des endroits où un « cedez le passage » aurait largement convenu. La technologie ça doit être au service de l’humain pas pour lui pourrir la vie.

    1. Quand la femme de mon parrain a été assassinée, la vidéoprotection a été très utile pour :

      – voir le meurtrier aller à la pharmacie acheter des bandages parce que ce con-là a réussi à s’entailler en mettant 30 coups de couteau à une dame de 83 ans qui pesait 45 kg et mesurait 1,55 m (pour lui 1,90 m et 110 kg) ;

      – voir l’assassin se balader dans la rue pour aller jeter le ciseau arme du crime dans une poubelle ;

      – voir le tueur aller jeter le portable de la victime dans la Seine.

      Quand à Grand-Vaux, je me suis fait agresser, on m’a dit qu’on voyait un « point bleu » ; moi, en train de me faire taper dessus…

      Mais TEILLET craint par sa sécurité ; il en parle dans sa plainte et dans le certificat médical qu’il a demandé suite à mes menaces de vivisection.

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