Peut-être avez-vous vu ces nouvelles caméras qui fleurissent en ce moment dans Savigny ?
En séance du conseil, l’adjoint à la sécurité, André MULLER, m’a dit qu’il ne m’en donnerait pas les emplacements pour ne pas que je fasse de recours si elles étaient installées à quinze centimètres de l’endroit indiqué.
MULLER n’est pas policier de profession, mais quand je le relis, on dirait vraiment la caricature du policier des Inconnus, dans le style verbal, sans parler de l’élocution : « par rapport à ce que vous ayez cette information ».
Bah, du coup, recours parce que je n’ai pas eu l’information de leur emplacement… ¯\_(ツ)_/¯
Dans le même genre, on a eu Charles DARMON, l’adjoint aux finances, qui a refusé de me donner des chiffres du rapport d’orientations budgétaires pour ne pas que je risque de lui opposer… ¯\_(ツ)_/¯
Bah, du coup… Vous connaissez la suite.
Je soulève deux moyens dans mon référé-suspension :
– le défaut d’information des élus ;
– l’absence de justification réelle et sérieuse du motif d’installation des caméras (je veux dire autre que l’allongement pénien d’un certain nombre de malbandants).
Entre la police municipale de Savigny, chiens de garde du pouvoir municipal (mais que la majorité), qui commettent des faux, dans lesquels ils racontent qu’ils ont traversé Savigny deux fois en cinq minutes. (Et au courrier du jour, je découvre que leur chef n’a pas reçu d’ordre de mission pour leur demander de m’apporter le dossier !)
Et la police nationale, qui est pas foutu d’arrêter les OQTF, mais qui me contrôle trois fois pendant mon contrôle judiciaire de trois mois. D’ailleurs, toujours pas de nouvelles de l’audition où je leur ai claqué dans les pattes, en attendant qu’ils apprennent ce qu’est un outrage. C’est pourtant pas très compliqué d’imprimer la page du Jurisclasseur… ¯\_(ツ)_/¯
De toute façon, TEILLET ne connaît rien à l’insécurité ; sa vie se résume à : domicile – voiture de fonction – mairie.
Et puis, ce sont vachement les caméras qui vont empêcher qu’on se fasse poignarder à la gare… ¯\_(ツ)_/¯
Pour mémoire, l’arrêt no 19DA01349 du 24 novembre 2020 de la Cour administrative d’appel de Douai a listé les informations devant impérativement figurer dans la note de synthèse d’une délibération d’installation de caméras de vidéoprotection, sans préjudice des informations supplémentaires pouvant être demandées par les élus :
- le nombre de caméras projeté ;
- le coût prévisionnel de l’installation du dispositif ;
- la localisation des caméras ;
- les espaces publics filmés ;
- l’analyse relative à la situation en matière de sécurité publique et aux motifs, limitativement énumérés par les dispositions de l’article L. 251-2 du code de la sécurité intérieure, pouvant fonder le recours à un tel dispositif ;
- les éléments relatifs à la conciliation entre les exigences de sécurité et la préservation des libertés publiques ;
- les enjeux budgétaires et financiers de l’installation du dispositif en cause.
Inutile de vous dire qu’à Savigny, nous n’avons rien eu de tout cela…
Du coup, je vous annonce la publication prochaine d’un plan avec les emplacements des caméras !





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