Le Gouvernement d’Israël, toujours plus à l’extrême-droite…

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C’était la quatrième élection législative en deux ans, la cinquième en trois ans et demi ; finalement transformée en référendum pour ou contre NETANYAHOU, lequel se révèle actuellement le seul à pouvoir diriger Israël dans la durée.

Et justement par souci de stabilité, peut-être davantage que par adhésion à la politique gouvernementale, c’est bien la coalition pro-NETANYAHOU qui ressort vainqueure (pour mémoire, il faut disposer de 61 sièges à la Knesset – le Parlement – pour pouvoir gouverner) :

– Le Likoud (droite forte) obtient 32 députés ;

– Le parti sioniste religieux (extrême-droite) obtient 14 députés ;

– Shas (extrême-droite) obtient 11 députés ;

– Judaïsme unifié de la Torah (extrême-droite) obtient 7 sièges.

Soit un total de 64 sièges, là où les meilleurs sondages lui en donnaient jusqu’à 65.


Jusqu’au bout, la question de la qualification du parti de gauche Meretz s’est posée.

Celle-ci aurait pu faire tout basculer, en tant que ce parti, qui ne sera finalement plus représenté à la Knesset, finit à 3,16 %, soit juste en dessous du seuil de 3,25 % qui lui assurait 4 sièges.


Plusieurs enseignements ressortent de ces élections :

– l’extrême-droite compte désormais autant de sièges que la droite de gouvernement ;

– les partis religieux ne cessent de progresser sur les partis laïcs : ils comptent désormais 32 députés (26 % de la Knesset) contre 30 sous la précédente législature ;

– la gauche, divisée en 4 listes, sort laminée et passe de 19 à 9 députés sur 2 listes ;

– le Parti de l’unité nationale a payé son incapacité à gouverner, et perd 2 sièges ;

– le Parti sioniste religieux a aspiré les voix du Foyer juif, qui confirme sa perte de vitesse entamée en 2019.


Cette nouvelle élection devrait permettre à NETANYAHOU, Premier ministre de 1996 à 1999 puis de 2009 à 2021 de continuer d’échapper aux affaires qui le poursuivent.

La politique de colonisation de la Palestine va continuer, tandis que la politique et le droit devraient devenir de plus en plus religieux, avec un retour des tensions dans la région.

La droitisation de la population israélienne se poursuit ; ce qui est toujours surprenant pour un pays qui a été largement à gauche jusqu’en 2000. À relever que la première droitisation de la population israélienne correspond à l’alya des juifs des colonies françaises d’Afrique-du-Nord dans les années 1960.



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