Une deuxième saison qui me ferait presque relativiser mon avis sur la première saison, laquelle était finalement bien meilleure, car plus klapischienne (l’UE vue comme une vaste auberge espagnole dans laquelle le positif l’emporte parce que les différences sont transformées en force), mais aussi plus politisée, avec toujours une certaine volonté idéologique de nous faire absolument aimer l’Union européenne, malgré ses défauts et ses dérives. Forcément, car c’est soutenu par Libération, France Inter et Konbini…
https://www.france.tv/slash/parlement/saison-2
Si la série demeure intéressante pour son aspect pédagogique des arcanes et du fonctionnement de l’Union européenne, les ressorts comiques de cette deuxième saison sont éculés et les histoires de cœur qui n’en finissent pas, outre qu’elles n’apportent rien aux histoires, sont davantage une perte de temps et une source d’agacement qu’autre chose. On frise aussi, pour ne pas écrire qu’on est complètement dedans, une certaine germanophobie, et polonophobie (le Hongrois ORBAN est étonnamment plutôt épargné).
De manière surprenante, cette saison essaie moins de présenter une vision romantique de l’UE que d’en caricaturer à l’extrême les aspects les plus négatifs : le pouvoir est clairement aux mains des technocrates et le lobbying montre ses effets les plus impitoyables. Et donc finalement, il n’en sort pas grand chose de positif. Ou plutôt il en ressort que tout le combat mené pendant la saison 1 est finalement rendu inutile puisque sacrifié dans cette saison 2, sur l’autel de négociations incompréhensibles pour les Européens.
Deux arcs scénaristiques plombent le scénario : pourquoi avoir voulu mettre un député français à la tête de la présidence du Parlement européen, si ce n’est pour prolonger le rôle de l’ex-Deschiens Philippe DUQUESNE. Il n’y a malheureusement aucune crédibilité pour ce personnage, qui déconsidère totalement la fonction. Et puis pourquoi une députée française, plus que cynique, pour faire bouger les choses, alors que la France envoie très essentiellement à Bruxelles tous les ratés de la scène politique nationale.
À relever enfin les deux apparitions furtives de notre futur président de la République, Clément BEAUNE, qui n’a donc visiblement rien eu d’autre à foutre de son ministère… On verra s’il conserve le nouveau, puisqu’il est mal parti pour le second tour des législatives, d’après les premiers sondages…
Joue également dans cette saison, l’ancien Charlot, et Bidasse, Luis REGO.

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