Covid-19 : l’impossible sortie de confinement

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Je cherche un mot. Celui qui dans le vocabulaire des sciences comportementales désigne l’attitude de celui qui persiste à l’absurde pour ne pas admettre qu’il s’est trompé.

C’est le cas de celui qui dans la seule file de courses ou de péage à ne pas avancer va persister à rester dans sa voie. Ou de celui qui a payé sa place de cinéma et se rend compte au bout de 20 minutes qu’il regarde un navet, mais va quand même rester pour rentabiliser sa dépense, alors qu’il aura quand même perdu son argent, plus son temps.

C’est aussi le cas de notre gouvernement qui, à l’instar de Sibeth NDIAYE qui nous explique qu’on ne doit pas porter de masques parce qu’on ne sait pas les mettre, c’est trop compliqué pour nous, n’a jamais voulu nous dire la vérité sur le confinement et sur le port du masque.

Car aussi bien le port du masque, que le confinement n’empêchent pas le virus de circuler, mais ils permettent seulement d’éviter de saturer le système de santé et de mieux gérer le nombre de places en réanimation, en ralentissant cette circulation du virus.

Parce qu’il y a quand même cette petite musique dans l’air, que s’il y a encore des contaminations, c’est parce que tout le monde n’est pas bouclé chez soi. Bah non, ce n’est pas possible. Et oui, je suis un salaud qui sort pour faire mes courses.

Et comme en France, on est très cons, et qu’on a besoin d’une câlinothérapie permanente, ce qui a quand même poussé le service public de la télévision à supprimer la première semaine du confinement tous les films de braquage ou avec violence jusque-là programmés pour les remplacer par des comédies populaires des années 1970 et 1980, on est bloqué.

De l’interview de RAOULT dans Match, beaucoup ne retiendront que sa phrase « Le consensus, c’est PÉTAIN ». Moi, ce que j’en retiens, c’est qu’il a raison non pas sur l’hydroxychloroquine qui est une saloperie de cardiotoxique, mais sur le fait que le Covid-19 n’est pas une maladie immunisante, et donc qu’on fait les cons à réfléchir à un vaccin, qu’il faudra se réinjecter plusieurs fois par an, puisque les anticorps disparaîtraient après six semaines, même s’il en reste la mémoire, de ce qui a été observé sur les patients chinois (mais ils nous mentent parce que c’est une dictature !). Donc on peut retomber malade six mois après l’avoir eu.

Et justement, il est intéressant d’observer que la Chine, et les autres pays d’Asie qui ont confiné puis déconfiné, sont en train de connaître la deuxième vague, avec en plus une possible mutation du virus.

Dès lors, c’est l’effondrement de tout le discours gouvernemental, qui alors qu’il agissait sur les indications du Conseil scientifique, qu’il n’écoute désormais plus, sous-entendait que les jeunes qui résisteraient à la maladie pouvaient retourner bosser, et que les vieux devraient attendre le vaccin, soit 1 an et demi, pour pouvoir re-sortir. Bah oui mais non.

Avec au milieu de tout cela la croyance plus ou moins avérée en l’immunité collective, qui semble de toute façon avoir été écartée, pas tellement parce qu’elle devrait tuer 1 % de la population, mais parce que son principal promoteur Boris JOHNSON a vite moins fait le malin quand il a chopé la maladie.

Donc maintenant, on fait quoi, sachant qu’on a bien terrorisé les gens sur l’histoire du confinement, et qu’on n’a pas de vision ni de solutions ?

Je veux dire à part sucrer les indemnités, les salaires et les congés pour forcer ces fainéants de Français à sortir de chez eux et à retourner travailler. Mais ils ne sont quand même pas obligés de remettre leur gamin à l’école, lesquels sont bloqués dès lors qu’ils ont au moins deux enfants qui ne font pas leur rentrée au même moment. En gros, ce sera de toute façon leur faute quoiqu’il arrive, et puis ils n’avaient mieux qu’à se protéger.

Alors soit on continue éternellement ce confinement, en espérant que la maladie disparaisse d’elle-même, ce qui ne semble pas prêt d’arriver, mais qui restera dans la cohérence de l’action gouvernementale depuis mars.

Soit on admet la vérité, et on laisse les gens délibérément risquer d’être malades, sachant qu’il n’est pas possible de tout contrôler. Sauf qu’à partir du moment où l’on ne reconfine pas juste après, alors le système sera saturé.

À ce stade, aucune solution viable ne semble se dessiner. Un déconfinement progressif n’y changerait rien. La France ferait cependant mieux de se préparer au gros de la vague, en multipliant les places en réanimation et la formation des professionnels de santé, car il ne semble pas possible de faire quoi que ce soit d’autre.

Après, les Français les plus soucieux de leur hygiène devraient le mieux s’en sortir, mais malheureusement sans aucune certitude ou garantie. En conclusion, on est mal !



Un commentaire

  1. « Je cherche un mot. Celui qui dans le vocabulaire des sciences comportementales désigne l’attitude de celui qui persiste à l’absurde pour ne pas admettre qu’il s’est trompé. » => J’ai bien une idée : « espèce de Mehlhorn », mais vu son insignifiante notoriété qui ne dépassera jamais le périmètre de notre ville, le mot risque d’être incompris par le reste de la population française.

    Reste que les contradictions s’accumulent parce que des décisions sont prises par des personnes qui n’ont aucune connaissance scientifique et qu’Édouard PHILIPPE est sans doute aussi bien conseillé que ceux qui lui ont dit de passer les routes à 80. En attendant ce sont les de gilets jaunes* en colère contre ce 80, qui se retrouvent à faire le sale boulot.
    * Appelés boulets jaunes par les vieux réac grincheux et grisonnants qui ne pensent qu’à leur gueules et qui touchent mensuellement leur retraites confortables prélevées directement sur le fruit du travail de ceux qu’ils détestent.

    La médecine telle qu’on la vit en France se résume ainsi : 1 carte vitale – 2 prise de tension – 3 ordonnance – 4 chèque. Après, j’ai du mal à faire confiance sans réserve à l’ensemble du corps médical.

    Cette histoire d’immunité non acquise après avoir contracté la maladie pulvérise le dogme de l’efficacité absolue des vaccinations anti-grippe (et autres vaccins) dans la durée. D’ailleurs certains vaccins ont vu leur périodicité élargie au fil des années. Dès lors, j’ai du mal à comprendre qu’un vaccin serait plus efficace sur la mémoire immunitaire que la maladie elle-même contractée. Mais bon …

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