Chronique radio : Vivre bio serait-il un luxe ?

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TRANSCRIPTION de l’émission Radio ISCPA du mercredi 7 mai 2014

L’économie bio ne s’est jamais aussi bien portée en France. Telle est la conclusion de l’Agence bio, un organisme d’État, au regard des dernières statistiques. Si actuellement, cette économie repose surtout sur l’agriculture écologique, sa diversification aux vêtements ou aux cosmétiques lui permet une pleine croissance. Toutefois, plusieurs associations révèlent que 60 % des clients du secteur sont issues des classes moyennes voire supérieures. C’est à dire des personnes gagnant plus de 2500 euros par mois.

Explications d’Éric, vendeur à Naturalia à Paris :

Pendant très longtemps, c’est resté un petit milieu un peu fermé. Par contre, en termes de consommation et de clientèle dans les magasins, on a le sentiment que c’est une chasse gardée d’une certaine classe de la population. Mais je crois qu’on est encore très loin d’une ouverture. Franchement, je crois qu’on en est encore très loin.

Des propos corroborés par Éva Sas, députée Europe Écologie – Les Verts élue en Essonne :

Je pense que c’est très bien d’avoir des produits bio pas toujours si cher que ça et avec une politique aussi accessible au plus grand nombre. C’est exactement pour ça que les écologistes demandent une TVA éco-modulable, justement pour pouvoir encourager ce type de produits et baisser la fiscalités sur les produits qui sont écologiquement sains ou écologiquement compatibles, ce qui permettrait effectivement de le rendre plus accessible. parce qu’aujourd’hui ça demande plus de main d’oeuvre donc c’est un peu plus cher et ce n’est pas accessible à tous.

Pourtant, une consommation alternative existe. Elle propose, en passant directement par les citoyens, des produits de qualité pour un petit prix. David Douriot est membre de MonaVie, un producteur bioéthique de jus antioxydants à base de baie d’açaï. Il nous parle des économies que l’on peut réaliser grâce au bio.

Pour l’équivalent de 7 fruits par jour, c’est-à-dire 700 g, il faut consommer 6 cL de MonaVie. Ça revient à 2 € 40. On est certain de la provenance des produits pour les 700 g. Quant on va dans les grandes surfaces, à ce moment là, on commence à perdre la certitude que c’est réellement bio et on tombe à 3 ou 3 € 50. Donc oui, je peux vous dire que 2 € 40, c’est totalement accessible pour répondre à ces besoins là quotidiens.

Une initiative parmi d’autres, qui pourrait à terme, permettre la fameuse croissance verte, possible moteur pour relancer l’économie française. MonaVie est en effet dans le Top 10 des entreprises mondiales, ayant connu leur plus forte croissance depuis la crise de 2008.

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