Un drame en cinq actes.
Acte I. Je demande à accéder à l’analyse des besoins sociaux de la commune avec les détails, les annexes, les sources et la méthodologie.
(Parce que cela fait plus sérieux et qu’on a alors pas juste l’impression que le stagiaire de 3e de la Mairie a balancé les premiers chiffres trouvés au hasard sur Google ; d’autant qu’à priori, d’après la première page du document, on a recouru à des cabinets privés pour aller recopier la page INSEE de la commune.
De toute façon, on a réalisé cette présentation parce que c’est la loi. Personne n’ira vérifier les grosses conneries incohérentes qu’on a marquées dedans ! ¯\_(ツ)_/¯)
Acte II. Le secrétariat général me communique la version pour les débiles avec des phrases sans verbes et des juxtapositions de mots. Source : « T’inquiète frère. Si on l’écrit, c’est que c’est vrai. » À relever l’effort fort appréciable du SG de me communiquer un document imprimé en couleur, mais la faute impardonnable d’avoir agrafé l’ensemble… ¯\_(ツ)_/¯
Acte III. Je saisis le Tribunal administratif.
Comme systématiquement chaque fois, la Commune va organiser sa défense autour du mantra : Olivier VAGNEUX est méchant. À cause de lui, Sandra ALVES [directrice des affaires juridiques] doit voir un psy.
Et donc évidemment ne pas soutenir qu’ils n’ont ni détails, ni annexes ni méthodologie ; alors qu’il faudrait vraiment être très con pour ne pas se rendre compte qu’il y a beaucoup d’à peu près et de doigt mouillé dans ce document, voire de contradictions internes par abus de copier-collers (« une dynamique liée à un solde migratoire négatif »)… ¯\_(ツ)_/¯
Acte IV. Le Tribunal, qui n’en a proprement rien à foutre de la santé mentale de Mme ALVES, fait du droit et juge que le document initialement communiqué est insuffisant. Il condamne la Commune à me transmettre les sources, les détails, les annexes et la méthodologie.
Acte V. Les petites djeniates (jinniyya en arabe littéraire) du service juridique, qui n’ont visiblement pas lu le jugement, me communiquent de nouveau le même document déjà donné il y a trois ans par le secrétariat général (celui jugé insuffisant par le magistrat), en indiquant qu’il contient les détails, les annexes et la méthodologie.
Pssst, je crois qu’elles ne savent pas ce que sont des annexes et une méthodologie, que le juge – c’est pas n’importe qui – n’a pas plus trouvé que moi…
¯\_(ツ)_/¯
Tsé, parfois, j’ai envie de devenir un petit peu insultant…
Elles n’oseraient quand même pas se moquer de la décision d’une juridiction administrative.
Donc, parbleu, est-ce que ce serait de moi qu’elles se joueraient ?
Ça finira en demande d’exécution.
Et ça ajoute de l’eau à mon moulin, que je pourrais réutiliser par la suite, pour étayer les preuves de leur indolence, pour ne pas écrire de leur mauvaise foi, voire de leur incompétence crasse…






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