Au cours de la séance du conseil municipal du jeudi 25 juin 2026, Madame Sandrine VIEZZI, première adjointe au maire de Savigny-sur-Orge, a lu un tableau censé révéler le coût pour la Commune, et pour le contribuable communal, des procédures intentées par Monsieur Olivier VAGNEUX, conseiller municipal.
Ce tableau se répartissait en quatre lignes : les dépenses de protection fonctionnelle des agents, les dépenses de protection fonctionnelle des élus, les contentieux de M. VAGNEUX et les autres contentieux ; et en quatre colonnes, représentant chacune une année civile depuis 2023 : 2023, 2024, 2025 et du 1er janvier 2026 au 17 juin 2026.
En premier lieu, si le montant total des dépenses juridiques correspond à peu près à celui mentionné dans le compte administratif et le grand livre budgétaire, pour l’année 2023, à 1 000 euros près, il diffère de 17 000 euros pour 2025 et de pas moins de 54 000 euros pour 2024 !
En second lieu, le détail des sommes n’est pas non plus juste : les montants des contentieux d’Olivier VAGNEUX étant globalement exagéré, tandis que celui des autres procédures est globalement amoindri ; probablement pour renforcer la part totale imputable au conseiller municipal par rapport à l’ensemble des dépenses.
Il ressort en plus, d’un travail de recoupement avec le grand livre budgétaire, que la Commune impute à M. VAGNEUX, au titre de ses contentieux, la réalisation de diverses sommes de conseils, relevant du pré-contentieux ; ce qui est à tout le moins malhonnête.
De même, il semble exister diverses confusions entre des sommes rattachées à l’exercice précédent, mais comptées sur l’exercice suivant, donc comptabilisées deux fois.
Il convient encore de relever que la Commune omet volontairement d’évoquer tant les frais de justice remboursés par l’élu, lorsque sa requête a été rejetée, que le remboursement de tout ou partie des sommes de la protection fonctionnelle par son assurance.
Dans ces conditions, la présentation d’un tel tableau, en tant qu’il apparaît volontairement insincère, pour ne pas écrire carrément falsifié, et qu’il impute faussement une certaine somme et un certain ratio à l’élu, est assimilable à de la diffamation publique du citoyen chargé d’un mandat public.
Dès lors, Madame VIEZZI en répondra ; en souhaitant cette fois à la Commune que la totalité des sommes que cette nouvelle procédure représentera, soit dûment reportée dans le futur tableau à venir.

Laisser un commentaire