— LE SAVINIEN TAQUIN —

Le libre journal d’Olivier VAGNEUX – 06.51.82.18.70 – olivier@vagneux.fr

Je déteste le sport, à l’exception des sports de chambre : chambre administrative,  chambre du conseil, chambre criminelle, chambre correctionnelle, chambre de l’instruction… Et bien sûr, chambre à coucher !!! ¯\_(ツ)_/¯


Y a-t-il encore des femmes à Savigny-sur-Orge en 2026 pour distribuer la communion ?

En étant allé à la messe, à Savigny-sur-Orge, aux Rameaux, au jeudi saint, au vendredi saint, à la veillée pascale et à la messe du dimanche de Pâques, je n’ai vu AUCUNE femme donner la communion.

Mais plutôt absolument toujours les mêmes hommes, d’une célébration à l’autre, comme si en plus, il n’y en avait que six hommes compétents sur tout Savigny, lesquels avaient en plus déjà été embauchés pour des lectures…

JE TROUVE QUAND MÊME, DANS LE FAIT D’ÉCARTER LES FEMMES DE CE MINISTÈRE, ET PLUS LARGEMENT DU CHŒUR, UNE PRATIQUE HONTEUSE ET DÉTESTABLE QUI NOUS FAIT PASSER POUR DES ARRIÉRÉS. 

Quelle image de l’Église catholique est-ce que nous renvoyons ?

Je m’en suis d’ailleurs plaint au diacre Christophe, au moment de la sortie, pour qu’il fasse remonter à qui de droit.

Je pense que si nous étions plus nombreux à le dire, alors cela changerait !

Les consommateurs de sacré, d’une part ne le voient pas, et d’autre part, sont très heureux d’avoir des hommes plutôt que des femmes ; ils sont restés bloqués aux temps du judaïsme primitif…

Et nos braves fidèles cathos se sont tellement élevés par la pureté de leurs prières qu’ils ne s’en rendent même pas compte ; ni accessoirement, que la première chose que tu vois en entrant dans une église, est qu’on te demande de l’argent.

Cela fait malheureusement des années que je m’en plains ; bien seul.

Mais je compte insister avec l’opportunité du concile régional sur l’appel.


Je me rappelle quand j’étais sacristain, et que je prenais un MALIN plaisir à aller chercher, surtout des femmes, et en plus plutôt racisées, pour distribuer l’eucharistie.

Et puis j’ai été mis dehors.

Je me demande bien pourquoi… ¯\_(ツ)_/¯


Le plus questionnant,

outre l’importation d’une phallocratie culturelle,

c’est que ce sont les racisés eux-mêmes qui ne veulent pas voir d’autres racisés donner la communion… ¯\_(ツ)_/¯

On pourrait se dire que ce sont les blancs racistes qui ne veulent pas que l’Église intègre ses nouveaux pratiquants.

Mais même pas !!!






5 réponses à « Y a-t-il encore des femmes à Savigny-sur-Orge en 2026 pour distribuer la communion ? »

  1. Écarter les femmes du chœur à Savigny : vraiment ?

    Franchement, le procès intenté ici gagnerait à s’appuyer un peu plus sur les faits… et sur les textes.

    D’abord, les faits : il existe à Savigny au moins une femme présente dans le chœur, parmi les servants, depuis des années. On est donc loin d’une exclusion systématique.

    Ensuite, les textes. L’instruction Redemptionis Sacramentum est sans ambiguïté :

    • §47 : la présence de servants d’autel est encouragée,
    • et il est précisé que les filles ou les femmes peuvent être admises à ce service, selon le jugement de l’évêque diocésain et les normes établies.

    Donc non, il n’existe aucune interdiction de principe.

    On peut cependant s’interroger sur le fait qu’une personne d’un certain âge corresponde encore à l’esprit initial évoqué (enfants ou jeunes). Mais cela reste secondaire au regard du point principal : l’ouverture existe bel et bien.

    La vraie question serait plutôt : quelles sont les normes diocésaines en vigueur… et sont-elles connues ?
    Puisque le texte y renvoie explicitement, encore faut-il qu’elles existent… et qu’elles soient accessibles.

    Sur la distribution de la communion, les §§155 à 160 de Redemptionis Sacramentum sont tout aussi clairs :

    • le recours à des fidèles laïcs (hommes ou femmes) relève d’un ministère extraordinaire (§155),
    • il suppose une vraie nécessité et une délégation de l’évêque diocésain (§155),
    • le prêtre ne peut désigner quelqu’un que dans un cas imprévu et ponctuel (§156),
    • et il revient à l’évêque de réglementer précisément cette pratique (§160).

    Autrement dit, le sujet n’est pas d’abord “hommes vs femmes”, mais bien le respect – ou non – des règles liturgiques elles-mêmes.

    Quant au fait de voir les mêmes personnes intervenir régulièrement : si elles sont effectivement mandatées par l’évêque (mais on peut en douter), une certaine stabilité est en effet logique. Mais cela n’exonère pas de vérifier que les conditions posées par les textes (notamment la notion de “vraie nécessité”) sont effectivement remplies.

    Au fond, le malaise exprimé pointe sans doute un sujet plus profond : le manque de lisibilité et de cohérence des pratiques.
    Lorsque les règles sont peu connues, peu expliquées, ou appliquées de manière variable, chacun finit par projeter ses propres interprétations — avec, à la clé, frustration et soupçons d’arbitraire.

    Dans ce contexte, il n’est pas surprenant que certains cherchent des repères ailleurs, là où le cadre apparaît plus clair et plus stable — comme en témoigne, par exemple, l’intérêt croissant de nombreux jeunes pour des formes liturgiques plus structurées, visibles notamment lors d’événements comme le Pèlerinage de Chartres.

    Avant de conclure à une exclusion volontaire des femmes, il serait donc plus utile de revenir aux textes, de vérifier leur application concrète… et surtout de rendre les règles réellement visibles et compréhensibles pour tous.

    Ce serait déjà un progrès appréciable.

    1. Je suis franchement en désaccord avec votre commentaire que je pourrais essayer de résumer de la sorte : il n’y aurait donc pas de vraie nécessité à solliciter aussi des femmes ; et les gens en désaccord n’ont juste pas compris le droit de l’Église (vous aimerez un prochain article sur le canon 20 du concile de Nicée).

      Alors si on va par là, l’animatrice des chants est une femme, une des lectrices était une femme et la prière universelle a été lue par une femme.

      Oui, les femmes ne sont pas totalement exclues du chœur, mais désormais quasiment toujours cantonnées à des tâches subalternes, et écartées du sacrement dans son accès le plus direct et le plus sensible.

      Sauf que ce n’est pas du tout là où je veux en venir dans cet article, mais bien sur le fait que le prêtre responsable de secteur de Savigny fait EXPRÈS de ne demander qu’à des hommes de donner la communion. (lesquels maintenant se mettent en plus à porter une crois dorée à la boutonnière…)

      Et je crois vraiment que c’est problématique, pour l’image d’abord mais surtout pour la mentalité d’une inégalité femme-homme que cela dit, même si ce n’est effectivement pas illégal, et que le prêtre reste toujours libre d’appeler qui il veut, et peut-être que des hommes qu’il juge plus capés que des femmes ; en l’occurrence toujours les mêmes.

      1. Je pense qu’il y a une confusion sur mon propos — et, au passage, un déplacement du sujet.

        Je n’ai jamais dit qu’il n’y avait pas de nécessité à appeler des femmes pour ce service. Ce n’est pas la question. Mon point est plus direct : les pratiques observées ne semblent pas s’appuyer sur les bonnes autorités ni sur un cadre clairement assumé.

        Si l’on se réfère à Redemptionis Sacramentum, la désignation des ministres extraordinaires de la communion relève d’abord de l’évêque diocésain. Or, dans la pratique, on observe très souvent des choix opérés localement, de manière informelle, au fil des besoins. Très concrètement, ce sont fréquemment les animateurs (ou animatrices) qui sollicitent les personnes — non seulement pour la communion, mais aussi pour les lectures, voire pour la quête.

        Ni l’animateur, ni même le prêtre ne sont censés organiser cela de manière routinière en dehors du cadre prévu. C’est précisément ce glissement qui crée de la confusion.

        Dans ces conditions, il n’est pas surprenant que les équilibres soient discutables — ni que certains y projettent des intentions (discrimination, exclusion…) qui tiennent peut-être davantage à un défaut de cadre qu’à une volonté délibérée.

        À titre d’exemple, j’ai connu un diocèse où les ministres extraordinaires étaient effectivement mandatés par l’évêché, avec un minimum de structuration et un souci d’équilibre. Ce n’était pas parfait, mais le cadre était clair, assumé et visible — ce qui limite fortement les interprétations et les tensions.

        Par ailleurs, si l’on souhaite aborder la question de la représentation hommes/femmes, il faut le faire de manière cohérente.
        Dans de nombreuses paroisses, les services d’animation, de catéchèse ou d’accueil sont très largement féminisés. Et je n’ai pas connaissance d’hommes volontaires écartés de ces services au motif de leur sexe. L’analyse ne peut pas être à sens unique.

        S’agissant du responsable de secteur, je me garderais de lui attribuer une stratégie délibérée aussi structurée que celle que vous décrivez. Les faits observables ne plaident pas en ce sens : je constate moi-même la présence d’une mère de famille au service d’autel, ce qui est difficilement compatible avec l’idée d’une exclusion de principe des femmes. Il y a bien des paroisses qui exluent encore les jeunes filles de tout service d’autel. Ce n’est pas le cas à Savigny.

        La réalité est souvent plus simple — et moins intentionnelle : des pratiques locales qui se reproduisent, faute de cadre explicite et de pilotage clair.

        Dans le même esprit, il est sans doute utile de rappeler un principe simple : il ne faut pas nécessairement attribuer à une intention délibérée (voire idéologique) ce qui peut s’expliquer plus simplement par des habitudes, des approximations ou un manque de cadre. Autrement dit, avant de conclure à une volonté d’exclusion, il est souvent plus réaliste de regarder du côté du fonctionnement concret.

        En d’autres termes de manière crue : « Ne jamais attribuer à la malveillance ce qui s’explique suffisamment par la bêtise. »

        Enfin, sur la question de la parité, il me semble important de distinguer égalité et équité.
        L’égalité consiste à ouvrir en droit l’accès aux services — ce qui est le cas.
        L’équité suppose de tenir compte des situations concrètes, des engagements volontaires et des réalités locales. Vouloir imposer une stricte parité, indépendamment de ces paramètres, risque de produire des effets artificiels sans traiter le fond du sujet.

        Plus fondamentalement, encore, cela suppose que chacun accepte de se référer à un même cadre — en l’occurrence l’enseignement de l’Église — et non de retenir seulement ce qui lui convient ou ne le dérange pas.
        À défaut, on se retrouve rapidement dans la situation d’un orchestre ou d’un chœur où chacun aurait réécrit la partition à son goût : l’intention peut être sincère, mais le résultat d’ensemble est rarement harmonieux.

        Au fond, le problème principal n’est pas “hommes vs femmes”.
        C’est un problème de lisibilité, de cohérence et de fidélité au cadre commun.

        Et tant que ce cadre restera flou dans sa mise en œuvre — ou appliqué de manière sélective — chacun continuera à projeter ses propres grilles de lecture, avec à la clé frustration… et procès d’intention.

  2. Avatar de Jean-Marie CORBIN
    Jean-Marie CORBIN

    On n’en est pas (plus) à enregistrer en vidéo les messes mais effectivement la veillée Pascale m’a provoqué certains malaises que peut-être d’autres auront relevés :

    Qui a bien fait attention aux lectures de l’Ancien Testament ? Rapprochées par rapport à ce qui passe actuellement au Proche et Moyen Orient cela me fait froid dans le dos.

    Qui peut me faire la synthèse de l’homélie de l’abbé Bidzongo ? Moi, je n’ai rien compris. Sans doute que mon QI de 12 ne me permettra donc jamais de le comprendre le Saint Homme !

    Pour ce qui est de la distribution de la communion : (il y a à droite si place dans les fidèles le côté « cour » ou coté « Christ » et de l’autre coté, c’est coté « jardin » ou coté « Jésus » – JC- retenez ce moyen mémotechnique la prochaine fois que vous ferez du théâtre – je n’utilise pas les termes « pupitre » et « ambon » car il n’y a de placement fixé source : https://liturgie.catholique.fr/la-messe/liturgie-de-parole/771-un-lieu-pour-la-parole/).

    Et de ce coté cour ou Christ, c’était un homme certes mais « racisé » comme tu l’écris qui l’a distribué. Je suis allé volontiers vers lui et avec le sourire.

    Pour ce qui est de l’animation, ce sont souvent des femmes, comme Élisabeth hier soir mais aussi en temps ordinaire, Claire, Christiane, Alice et j’en oublie plein et enfin à l’orgue Véronique.

    Ceci étant posé, il est vrai qu’il y a une séparation des tâches ressemble au « assis devant la télé et debout dans la cuisine » !

    Quand à Christophe, on dira que l’abbé Bidzongo lui a laissé vraiment beaucoup de temps pendant l’office pour la méditation intérieure !

    Suggestion : tu devrais envisager la séparation de tes publications qui ont trait à la religion de celles du monde laïc où il est plus question de politique et notamment de ton mandat d’élu.

    1. Je suis preneur de tes idées pour la suggestion. Je voudrais refaire des rubriques de classement de mes articles par thèmes.

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