On dirait la suite d’Une ambition intime (M6)…
Malheureusement, le titre ne tient pas ses promesses, et s’attache plus à la personne de DARMANIN qu’au fonctionnement du ministère de l’Intérieur. Ce qui est d’ailleurs la seule raison pour laquelle il a accepté d’être suivi.
C’est donc intéressant pour les passionnés de politique, mais la population générale s’en moquera.
Le parti pris de filmer le ministère en couleur, et la vie privée de DARMANIN en noir et blanc est bien pensé.
Sauf qu’il n’est pas toujours respecté et que les 3/4 (j’exagère à peine) du documentaire, en trois épisodes de 30 minutes, est de fait en noir et blanc.
Les moments les plus intéressants sont :
– quand ATTAL, Premier ministre, veut des déferrements en Nouvelle-Calédonie pour l’exemple, et que DUPOND-MORETTI, Garde des Sceaux, qui est remonté dans mon estime, lui dit qu’on ne peut pas, parce qu’ils ont juste arrêté des gens avec des barres de fer à la main, ce qui n’envoie pas en prison.
– quand DARMANIN, premier flic de France, te dit que le plus important, c’est sa réélection comme député.
– que les attentats ont généralement lieu le vendredi ! Eh oui, c’est vrai !
– BFM TV qui reprend mot pour mot les éléments de langage que viennent de diffuser le chargé de com du ministère.
– DARMANIN qui dit qu’on peut détruire les notes secrètes qui lui ont été adressées, alors qu’elles doivent partir aux archives nationales…
Pour ma part, je trouve insupportable ces huissiers à les servir tout le temps. Et ils sont tout le temps en train de grignoter ou de picoler.
On voit qu’ils ont les premiers résultats des élections avant nous, dès 18 heures, pour les enquêtes à la sortie des urnes.
Cette détestation de DARMANIN pour BARDELLA semble pathologique.
Il y a aussi ce petit mépris pour les Arabes : « inshallah » et « mektoub », qui sont mal employés.
Je relève que DARMANIN dit zozos pour ses fils et zinzins pour l’ultra-gauche.
C’est aussi bizarre que son directeur de cabinet à l’Intérieur s’appelle Clément MÉRIC comme le militant antifasciste…
Bilan négatif : un regret d’une trop grande humanisation de Gérald DARMANIN au détriment d’une mise en valeur du fonctionnement de l’Intérieur, qui était le thème.
Alors que la promesse, comme avec PHILIPPE, mon pote de droite, était celle d’un gauchiste venant filmer un droîtard(é).
Et puis finalement, il lui passe les plats, et on trouve DARMANIN sensé.
Disponible jusqu’au 1er février 2026

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