Je me gausse de voir ou d’entendre des gens, qui ne foutent pas un orteil dans une église sauf à la rigueur pour les baptêmes, mariages et enterrements, et qui viennent réclamer l’ordination des femmes.
Aujourd’hui, un des principaux problèmes dans l’Église, est le cléricalisme, dénoncé par le pape François dans sa Lettre au peuple de Dieu du 20 août 2018 ; c’est-à-dire les abus d’autorité de ceux qui se croient supérieurs aux autres, par exemple parce qu’ils auraient reçu plus d’Esprit saint que les autres.
De fait, les femmes cathos, libérales et conciliaires, ne demandent pas à devenir clercs, mais à pouvoir exercer des fonctions de ministre du culte ; ce qu’une partie font d’ailleurs déjà dans le secret le plus hypocrite, typiquement dans les hôpitaux pour apporter les derniers sacrements (ou plus ouvertement en Amazonie, d’où l’exhortation Querida Amazonia).
De toute façon, même en ordonnant les femmes, qui très globalement, ne le veulent pas, il y a une crise sacerdotale, qui ne sera pas résolue par ces nouvelles ordinations, comme elle ne l’est pas chez les protestants.
Donc ce serait prolonger l’agonie d’un fonctionnement qui va évoluer par la force des choses.
Mais dont on est peu conscient en Essonne, dès lors que 2/3 des prêtres de moins de 75 ans, viennent d’Afrique…
Ensuite, si c’est pour avoir des diaconesses, avant des prêtresses, aussi inutiles que nos diacres, qui ne sont finalement que des sous-prêtres, ce n’est pas forcément nécessaire, là aussi pour le bien de l’institution.
Parce que j’ai pu remarquer, que certaines personnes, une fois ordonnées, s’en remettaient à l’Esprit-saint, et ne travaillaient plus du tout.
Aussi est-ce que très souvent je me dis que des laïcs, femmes ou hommes, feraient du meilleur travail, d’une part parce qu’ils sont parfois plus dans la vie que certains membres du clergé, d’autre part, parce qu’ils ne vont pas juste s’en remettre au Saint Esprit pour écrire l’homélie à leur place.
En somme, je ne connais pas beaucoup de femmes cathos qui demandent à être ordonnées.
Par contre, un certain nombre de laïcs revendiquant de pouvoir exercer certains ministères confiés, de manière temporaire (généralement trois ans renouvelables une seule fois).
Ni pour pouvoir jouer aux prêtres, ni pour démolir un fonctionnement millénaire, mais pour pouvoir pallier là où les prêtres ne sont plus ou ne vont plus, et prendre toute leur part à l’évangélisation.
Ajoutons encore que les femmes ne réclament pas nécessairement de pouvoir exercer des ministères relevant d’une ordination comme baptiser ou marier ; les obsèques, on leur laisse déjà présider.
Mais plus simplement de pouvoir animer une assemblée dominicale en l’absence de prêtre, faire un commentaire d’évangile ou donner une bénédiction dans un groupe de prière.
En réalité, que des choses qui leur sont déjà permises, sans ordination, mais que le clergé n’a pas spécialement intérêt à ce qui se mette en place, pour ne pas perdre leur clientèle, pour les dérives précitées.

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