Aux termes de l’article R. 30 du code électoral :
« Les bulletins doivent être imprimés en une seule couleur (…) »
Cela implique que vous avez le droit d’utiliser des nuances, tant que c’est la même couleur.
Or, si vous observez le bulletin de Mme DAAS, vous remarquerez que…
Le texte du bulletin est écrit en noir,
mais que le nom de sa suppléante est écrit en gris !
Jusqu’à 2017, je pensais moi aussi que le noir était une nuance de gris.
Une des 50 nuances ? Christian GREY, sors de ce corps. Bon ok, c’est nul, c’est moi qui sors.
Et puis, je me suis fait retoquer mon bulletin, et alors là, j’ai compris que le noir n’était pas la nuance la plus foncée du gris…
Bref, encore un truc bien raciste !
Comme moi, la semaine prochaine, quand je voterai blanc.
C’est carrément du suprématisme !
Toujours est-il qu’il devait être un peu plus de 2 heures 30, cette nuit, lorsque j’ai demandé l’inscription de cette infraction au procès-verbal général de circonscription, pendant la commission de recensement des votes.
On a commencé par me dire que la commission de propagande l’aurait forcément relevé ; j’ai rappelé que la candidate n’était pas passée par la commission de propagande.
Ensuite, on m’a opposé : « oui, mais la commission de contrôle des opérations électorales l’aurait remarqué… »
De mémoire, on ne parle pas de COCOE pour une législative, mais de délégués du Conseil constitutionnel ; je n’ai pas relevé, parce qu’il était tard.
Par contre, j’ai répliqué : « oui, mais si la COCOE ne savait pas qu’il fallait le regarder… »
Argumentation sophistique lamentable ; mais qui m’a permis d’avoir le dernier mot, comme un bon joueur de scrabble, que je ne suis absolument pas.
Bref, on ne revotera quand même pas avec cela, parce que les 179 voix de Mme DAAS ne sont pas suffisantes pour avoir modifié d’une quelconque manière les résultats du vote.
Mais cela a rajouté un peu d’animation !



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