Je vais finir par pouvoir en écrire un livre…
Pour moi, qui connais le droit des conseils citoyens et l’historique de la situation à Savigny, je suis plié de rire.
Vous avez trois acteurs : le coordonnateur du conseil citoyen, la préfecture et la commune de Savigny-sur-Orge qui disent tous au Tribunal quelque chose de différent.
Et pour ne rien arranger, Christelle FAURE, ancienne du service Communication propulsée à la Politique de la Ville, qui les met dans la sauce avec ce courrier…
Et DEFRÉMONT qui signe cela les yeux fermés… Personnellement, c’est dès la première lecture que les deux erreurs chronologiques m’ont brûlé les yeux. À tel point que j’en ai pleuré du sang et que le courrier m’est tombé des mains, pour filer la métaphore.
Je défends depuis le départ que le concept d’association des habitants à la rénovation urbaine est bidon.
C’est d’ailleurs parce que l’État s’est rendu compte de l’échec d’ANRU I qu’il a décidé d’associer les habitants à ANRU II pour leur faire porter l’échec des opérations de rénovation.
Or, comme le dit très bien mon ami Jean-Marie CORBIN : « diluez de l’eau sale, vous n’obtiendrez pas d’eau propre ».
En effet, davantage qu’un recours pour la défense de la légalité, et de dire au préfet de respecter la loi, je voudrais aussi qu’on évite de gaspiller 126 millions d’euros, de mon argent public de contribuable, pour simplement engraisser le bailleur fraudeur.
Et donc, je prends un malin plaisir à contraindre les partenaires du projet à réellement associer les habitants.
Juste avant que je ne vous encourage à lire le courrier, et petit indice, particulièrement le passage qui est encadré et qui contient les deux erreurs.
Une première surprise est que ce courrier soit signé par le maire, qui s’est fait acheter un joli tampon, alors que MEHLHORN prétendait qu’il ne pouvait pas rendre de compte sur l’activité du conseil citoyen parce qu’il était indépendant et que lui-même n’y avait été invité que trois fois. Là, DEFRÉMONT est parfaitement informé de ce qui s’y passe.
C’est donc bien que j’ai raison depuis le début, et que le conseil citoyen est doublement contrôlé à la fois par un coordonnateur qui est un prestataire de la Commune et par un service de la Politique de la Ville qui est un service municipal et qui agit donc sur ordre.
Avec ce problème que les conseillers citoyens que j’ai rencontré, et qui sont gentils, mais ne veulent pas voir qu’ils ne font que valider des propositions qui ont été écrites pour eux et qu’ils n’ont aucun pouvoir d’initiative. Ces gens sont dangereux pour la démocratie, en donnant corps à la fiction démocratique qu’on attend d’eux… Ce n’est ni cela l’association ni la démocratie !
Il est d’ailleurs complètement dingue que le conseil citoyen n’ait jamais été associé ou informé de mes recours !!! Mais uniquement mis devant le fait accompli du jugement, a posteriori.
Et de rappeler enfin, que s’ils sont peut-être 47 conseillers citoyens, c’est à 2 qu’ils ont validé en catastrophe et en urgence le protocole du relogement qui est le document phare qui doit être établi par le conseil !!!

Donc déjà, vous voyez qu’ils ne sont pas pressés.
Le jugement est rendu début octobre.
Ils s’en préoccupent début décembre (à leur décharge, le jugement ne devient définitif qu’au 10 décembre).
Le 03 décembre, « il a été décidé ». Mais les conseillers citoyens semblent exclus de l’affaire puisqu’il faut leur renvoyer un courrier pour savoir s’ils veulent en être, alors que c’est un tirage au sort en interne parmi les gens qui sont déjà membres pour en sortir deux.
Puis, on attend le 15 janvier pour avoir les retours. (Cela n’est pas choquant)
Puis, ils vont se toucher pendant 45 jours en attendant la retraite du délégué du préfet, qui si elle intervient réellement le 31 décembre, ne peut pas provoquer son remplacement le 02 mars, sans quoi cette mention est hors-sujet.
Puis le conseil citoyen arrête de bosser le 22 mars.
Mais le 31 mars, le conseil citoyen décide de soumettre cette nouvelle liste à la remplaçante du délégué du préfet.
Ils se sont donc encore branlés pendant presque un mois, puis c’est après avoir arrêté leurs activités et sans se réunir qu’ils ont pris une décision.
Donc ce ne sont pas eux qui ont pris la décision.
Et puis une liste définitive est arrêtée le 24 septembre, ce qui sous-entend qu’il y a eu des modifications sur celle du 15 janvier, donc que le tirage au sort a été enfreint.
Puis la préfecture prend un arrêté mais ne le publie pas pendant trois mois et demi…
Là où on va se marrer est que le préfet a certainement prolongé pour deux ans et demi à trois ans les conseillers citoyens historiques, alors que leur mandat, qui a commencé en 2015, ne peut pas dépasser cinq ans. C’est dans le cadre de référence, tout comme le principe de parité, qui a été enfreint et a occasionné le jugement en objet.
De fait, je retournerai encore au Tribunal administratif…
Cette rénovation est vraiment un sketch, avec en plus, maintenant DEFRÉMONT qui se foutait de ma gueule pendant la campagne, que c’était fini et qu’on ne pouvait plus modifier le projet, et qui maintenant veut y foutre plus de logements sociaux… Et en plus, ce n’était même pas dans son programme, ce qui est profondément de gauche malhonnête.

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