Ils étaient un petit plus d’une centaine de Saviniens, habitants, élus et agents, rassemblés sur le parvis de l’hôtel-de-ville pour honorer la mémoire de l’ancien président, disparu ce jeudi 26 septembre 2019.
Au passage, on relèvera que les élus de l’opposition n’avaient pas été invités, et qu’ils ne figuraient pas avec les autres élus de la majorité aux côtés du maire.
Pour autant, je ne comprends pas quelle sincérité il peut y avoir dans cet hommage. Il y a quelque chose que je ne conçois pas dans la République qui rend hommage à un pourri qui s’est servi d’elle pour s’enrichir et ne pas travailler ; ce ne sont pas tellement mes valeurs, ni d’ailleurs normalement celle de la droite… Ok, CHIRAC a réussi à être élu la troisième fois, mais pour faire quoi au final ? De la politique étrangère, parce que c’est de la communication ?
Loin de moi d’accuser les agents d’avoir été là pour glandouiller dix minutes de pause, et les vieux marsaudoniens, par moutonnerie, parce qu’ils sont trop stupides pour se rendre compte que la mollesse de CHIRAC tenait davantage de la gauche, à tout le moins du centrisme…
Tu avais même les très vieux que l’on ne peut plus voir qu’à 15 heures, avant que le soleil ne commence à décliner, venus avec les photos de CHIRAC à Savigny en 2002 dans des pochettes. Des gens qui refusent de voir le mal que CHIRAC a fait à la droite, lui qui a permis le FN à 15 %.
Toujours est-il que nous avions là une belle brochette de candaules, vivant dans le mythe d’un CHIRAC rassembleur et populaire. Un mec qui a fini à 16 % de popularité, après avoir refusé de démissionner en 2005 lorsqu’il a perdu le référendum. Sans parler de la dissolution de 1997…
Un homme qui est passé de la fermeture des frontières et de l’expulsion des clandestins, parce qu’il était dérangé par le bruit et l’odeur en 1990, au combat de la fracture sociale en 1995, qu’il renoncera à réparer quatre mois après son élection… Et qui n’a sauvé sa peau en 2002 que grâce à la division de la gauche. D’une occasion de rassembler les Français, il n’en fera rien…
La minute de silence de MEHLHORN aura duré à peine plus de trente secondes. Je ne saurais estimer si c’était trop ou pas assez. Par contre, je dirais que les gens pleuraient davantage leurs années 1990, et plus largement leur jeunesse, que l’homme CHIRAC même idéalisé…
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