— LE SAVINIEN TAQUIN —

Le libre journal d’Olivier VAGNEUX – 06.51.82.18.70 – olivier@vagneux.fr

Je déteste le sport, à l’exception des sports de chambre : chambre criminelle, chambre administrative, chambre correctionnelle, chambre de l’instruction… Et bien sûr, chambre à coucher !!! ¯\_(ツ)_/¯


Catastrophique pastorale des jeunes catholiques en Essonne

Je ne me retrouve désespérément pas dans les propositions faites par mon diocèse à destination des jeunes catholiques. Je suis vraiment pressé d’être au 22 mars 2018 pour pouvoir écouter le théologien Christoph THEOBALD nous parler de ce qu’il considère être dans son dernier livre les « urgences pastorales ». Car si l’Église n’arrive déjà pas à communiquer avec ses fidèles, comment pourrait-elle pratiquer la moindre évangélisation ?

Lors de ce dernier Dimanche jeunes, nous étions seulement 24, de 18 à 35 ans, à avoir répondu à l’appel de notre évêque. Or, quand je vois ce qui nous a été proposé (une lectio divina), je finis par me dire que l’Église fait tout ce qu’elle peut pour éviter de s’intéresser à la vie des jeunes croyants, et de permettre au Christ de les rejoindre dans leur vie.

Je sais que je ne suis pas comme la majorité des jeunes cathos. Je pense que l’Église doit aussi être un lieu festif, mais quand les jeunes participent aux Journées mondiales de la jeunesse, davantage pour le Pape que pour le Christ, je finis par me dire qu’il y a un problème, et qu’on oublie l’essentiel pour nous réfugier derrière un sentimentalisme craintif d’un Dieu punisseur.

Et en même temps, n’est-ce pas ce sentiment qui est entretenu par l’évêque, en col romain soit par traditionalisme, soit par besoin de reconnaissance sociale, qui commence en demandant qui a pris des « résolutions de Carême » ? Mais faisons-nous Ramadan ? Est-ce qu’on a besoin de 40 jours dans l’année pour nous convertir, quand c’est normalement le chemin d’une vie ?

Mgr Michel PANSARD ne se rend pas compte du décalage entre ce qu’il dit, et le public qu’il a en face de lui, qui ne comprend pas tout. En plus d’être bien trop long chaque fois qu’il prend la parole (30 minutes cette fois). Pourtant, ses homélies sont plutôt correctes, même s’il se contente davantage d’asséner des vérités générales, que d’actualiser la Parole de Dieu.

Ainsi, la lectio divina (une méthode de lecture de la Bible) qu’il nous a proposé, la sienne en quatre étapes : lire, méditer, prier et contempler ; sur un texte de l’évangile selon saint-Jean (le plus compliqué car le plus théologique), souffre de plusieurs défauts :

– elle est affaiblie du fait de la méconnaissance de la Bible. Non pas que j’attende que nous soyons tous des exégètes accomplis (des gens qui étudient la Bible), mais nous ne pouvons que bloquer à des erreurs de compréhensions simples si nous ne connaissons pas les contextes. Et on fait des contresens sur la gloire de Dieu, ou le sacrifice.

– elle est illogique en tant qu’elle veut que la lecture aboutisse à la prière, mais qu’elle commence en invoquant l’Esprit, alors que Jésus nous recommande de s’adresser au Père quand nous voulons prier.

– elle est déresponsabilisante, en tant que c’est donc à l’esprit « de Jésus » (sic !) de faire le travail à notre place. On l’invoque pour qu’il descende sur nous (je pensais plutôt qu’il était en nous depuis la Création et l’haleine de Dieu qui nous a façonnés ; au pire, nous sommes au plus tard censés en avoir pris conscience à notre confirmation), et on lui demande « l’intelligence de la Parole ».

Et on finit avec le Magnificat (même si peu connaissent cette prière), en s’auto-congratulant que Dieu ait parlé en nous, parce qu’après trois lectures, on a acquis le sentiment d’avoir compris ou appris. Alors, si Dieu a parlé en nous ce soir là, il a aussi dit des bêtises, et comme on ne fait que s’écouter sans se répondre, l’exercice nous maintient dans l’ignorance de la foi.

Personnellement, les pèlerinages et les veillées de prière ne sont pas trop mon truc, parce que je crois que ce soit dans ces exercices, somme toute égoïste, que je pense que nous soyons les plus utiles. Mais alors si en plus, les rares temps de réflexions sont aussi niais, je comprends que les jeunes chrétiens n’aient pas envie de s’intéresser plus à la Parole. Que faire ???




3 réponses à « Catastrophique pastorale des jeunes catholiques en Essonne »

  1. Avatar de Joseph Tossoukpe
    Joseph Tossoukpe

    Hello, Merci de ta réponse.
    Je ne peux pas parler pour tout/tous, ne connaissant pas tous les détails, mais en ce qui concerne le CDJ je peux bien te confirmer qu’il ya une démarche qui a été entamée vers les secteurs car nous avons été contacté. La structure sera, semble t-il différente des années précédentes, mais il ya des choses qui se passent visiblement.
    Et en ce qui concerne les propositions, on pourra trouver que je défends pas Pasto (oui je suis un peu biaisé je pense ^^) mais il y a aussi une réalité que nous vivons sur notre secteur et que j’avais déjà vécu quand j’étais en pasto sur le Diocèse, c’est qu’il ya un manque cruel de Jeunes engagés, et une (grande?) partie des Jeunes rencontrés, n’ont plus le temps (l’envie?) de se consacrer à un engagement qui demande énormément d’investissement. Enfin bon c’est mon point de vue. Mais je te souhaite en tout cas le meilleur dans ta Foi et son alimentation ^^.

    Joseph

  2. Avatar de Joseph Tossoukpe
    Joseph Tossoukpe

    Hello, je tombe sur ton article par hasard ce matin, que je trouve bien écrit même si je ne suis pas d’accord avec tout. On s’est déjà rencontré quelques fois par l’intermédiaire entre autres de la Pastorale des Jeunes, dont j’ai fait partie de l’équipe il ya quelques temps. En tant qu’ancien membre d’équipe, je trouve ça intéressant d’avoir des retours car on ne savait pas vraiment (à mon temps) ce qui touchait vraiment les jeunes, du coup on avait des idées mais on marchait pas mal à tâtons mais surtout on ne faisait qu’avec les retours qu’on avait.

    Cela pouvait/devait(?) être assez embêtant surtout pour les personnes qui ne se retrouvaient pas dans les propositions de la Pastorale. Je trouve qu’il serait très intéressant de te mettre en lien avec les Responsable de la Pastorale des Jeunes du Diocèse, qui sont à l’écoute de ce qu’il se dit et se vit par les Jeunes (C’est mon opinion, elle est peut être biaisée…). Je ne dis pas que tout changera et miraculeusement tout le monde s’y sentira bien, mais j’aurais aimé à mon temps avoir ce genre de retour qui nous aurait permis je pense, d’affiner encore plus nos propositions. De plus pourquoi pas devenir force de proposition en rejoignant toi même l’équipe d’organisation (si ton temps et l’envie le permettent bien sûr?), je pense que cela ne pourra être que mieux, mais je peux me tromper.

    Bien que malgré tout le travail fourni, de façon bénévole pour la plupart, cela aurait pu être mal pris, je pense qu’il ya moyen de trouver des idées et des pistes d’améliorations dans toutes critiques, positives comme négatives. Je suis quelque part heureux être tombé sur ton récit qui à mon sens, s’il est diffusé à ceux qui organisent, ne peut que rendre meilleure notre Pastorale, car il me semble que l’Église de demain, se construit par chacun de nos actes d’aujourd’hui. Très bonne continuation à toi.

    Joseph Tossoukpe
    Ancien Membre de la Pastorale des Jeunes du 91 :-)

    1. Bonjour Joseph, et merci de ton avis.
      Les critiques que je porte dans l’article concernent la période la plus récente de la pastorale des jeunes (en gros, depuis la dernière année du ministère de Mgr DUBOST, à partir du départ de Raphaël après les JMJ de Cracovie).
      Je ne vais pas te cacher que je ressentais quand même un essoufflement de la Pastorale des jeunes après le départ de Denise en 2011 (que j’ai plaisir à retrouver à Fleury), et la déstructuration progressive du CDJ (sur mon secteur, Damien n’a jamais été remplacé), mais disons que cela ne prenait pas le pas sur la satisfaction de participer à un mouvement collectif.
      J’ai essayé de parler de mon sentiment à Axelle et à Frère Antoine, et même à l’évêque, mais ce n’est pas allé plus loin parce qu’ils m’ont fait comprendre qu’ils n’étaient pas intéressés.
      Voilà plus d’un an que Mgr PANSARD a promis de récréer un CDJ, et il en parle encore, mais rien ne se fait. Et je n’ai en plus pas l’impression que tant au niveau de mon secteur, qu’au niveau diocésain, on ne souhaite que j’y sois.
      Cette année, la pastorale des jeunes s’est limitée à proposer deux pèlerinages, annulés faute de participants, et à préparer les JMJ de Panama. C’est biejn, mais c’est très léger.
      Après, cela ne m’empêche pas de continuer de vivre ma foi, mais c’est dommage qu’il n’y ait plus cette émulation par les jeunes au niveau du diocèse ; surtout quand elle manque sur mon secteur où il n’y a ni équivalent de JAJUP ni Jeunesse toute joie…
      Au plaisir de te recroiser. Bien fraternellement. Olivier

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