C’est à la limite un abus de faiblesse. Tu sais que les propriétaires d’un animal sont à l’hôpital, manifestement pour un certain temps, et tu prends un arrêté municipal pour faire enlever l’animal, sachant que son propriétaire, qui est donc à l’hôpital, a huit jours pour se manifester, et que sinon son animal n’est plus à lui. C’est presque un vol !
Qu’est-ce qu’un animal en divagation ? Un chien qui n’est plus à portée de voix de son maître, livré seul à son instinct, en dehors d’une période de chasse, ou un chat non identifié à plus de deux cents mètres de toute habitation, ou à plus de mille mètres du domicile de son maître ou sur la propriété d’une autre personne. (Comment se débarrasser de l’animal du voisin qu’on déteste ?)
Dans le cas présent, les deux animaux sont partis chez le voisin, tout en sachant que les 75, 77 et 79, avenue Pasteur ont une porte d’entrée commune. Donc dire qu’il est sur une propriété voisine est limite, même si on ne peut pas non plus laisser un animal sans s’en occuper…
Nous avions déjà une fourrière animale municipale. Nous aurons désormais de plus en plus fréquemment ce genre d’arrêtés qui ne me plaisent pas sur leur forme. D’autant que puisqu’on connait les propriétaires, est-ce qu’on ne peut pas essayer d’être arrangeant ?
Et comme il n’y a rien dans le dispositif de l’arrêté, c’est certainement que la Ville n’a rien fait, et qu’elle raisonne d’une manière assez binaire : chien errant = danger = enlèvement. Et dans le genre, il y a aussi le maire qui est binaire : les gens utilisent les sacs de Toutounet pour faire de l’essence sans se salir les mains = je ne réapprovisionne plus les canisettes…
J’aurais au moins découvert que le Code rural s’appliquait en Ville, mais je n’aime pas la tournure sécuritaire que cela prend. D’autant que où est la mairie pour les animaux des gens du voyage de Morangis et d’Épinay qui vous courent après, alors que vous êtes à Savigny ?

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