C’est bien la rénovation urbaine parce que ça permet de financer des études sur tout et sur n’importe quoi. Et puis nous le savons, plus nous dépensons d’argent pour Grand-Vaux, et plus les gens seront heureux parce que cela montrera qu’on s’intéresse à eux. Quand donc nous aurons fini d’osciller entre naturalisme néo-colonialiste et paternalisme hors-d’âge, peut-être nous intéresserons-nous vraiment aux habitants ?
Juste une question pour savoir si l’étude est complète : la faune de Grand-Vaux, c’est avec les consommateurs de beu et de chite, protégés par des guetteurs qui ont leur chaise à résidence devant le 6 rue Van-Gogh ? (Charmants par ailleurs, puisqu’ils m’ont ouvert la porte, et celle d’un autre immeuble quand je distribuais mes tracts ; ils avaient l’âge d’être au lycée). Si j’ai bien compris, c’est ceux qui étaient jusqu’il y a quelques mois dans les halls de la rue Gauguin.

De manière moins provocante, est-ce qu’on parle aussi des rats qui se baladent derrière le bâtiment gris de la rue Van-Gogh, et qui en 2013, avaient provoqué une fermeture sanitaire de la PMI (Protection médicale infantile) ? Ou de ceux qui à la fin 2008 étaient allés crever dans les canalisations d’eau potable de la maison de quartier de Grand-Vaux, et à cause desquels la Ville payait des bouteilles d’eau minérale pour donner à boire aux gamins de l’aide aux devoirs ?

De la même manière, cette étude est-elle bien exhaustive lorsqu’elle parle de la flore ? Est-ce qu’elle connaît cette nouvelle végétation composée de débris de plastique dans les arbres, en fait des sacs qui se sont « envolés » ? Ou bien encore dans les buissons des bords de l’Yvette,ce qui reste de la crue de juin 2016 mais que personne n’a encore jugé bon de retirer. Non, mais c’est vrai, pourquoi ce serait à moi de le faire ? Donnons du travail aux Brisfer ou à Élan !

Grâce à cette étude, on devrait vraiment pouvoir améliorer le quotidien des gens. Par exemple en leur foutant une volière sur un toit, au nom de la biodiversité avienne (les oiseaux) ? Ou mieux, faire du « miel béton », de toute fureur chez les écolos-bobos ! Mais entre nous, je ne suis pas certain que ce soit cet environnement là que les habitants veulent d’abord voir améliorer. Quoique dans tout ce que j’ai cité, il s’agit aussi de civisme, et face à cela, l’étude ne peut rien…
Car des sacs plastiques, il n’y en aurait peut-être pas autant si les poubelles étaient dimensionnées, mais surtout les gens ne les jetaient pas n’importe où par exemple sur la Place Henri-Ouzilleau où il continue d’y en avoir alors que l’entrepôt a fermé… Ou bien s’il y avait plus de ramassages, peut-être y aurait-il moins de rats (et qu’on ne pourrait pas y mettre le feu) ? Et s’il y avait un environnement numérique, peut-être qu’il n’y aurait pas 25 % de jeunes au chômage…




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