La France allait mal quand SARKOZY est parti. HOLLANDE n’a rien arrangé voire aggravé la situation du pays. Et maintenant, il se barre, en nous laissant nous débrouiller. Ça me rappelle ce dessin de Jacques FAIZANT en 1986 de Laurent FABIUS qui arrive dans une barque avec Jacques CHIRAC nommé Premier ministre. Il est déposé sur le Paquebot France en train de couler, et François MITTERRAND repart dans la barque avec FABIUS.
HOLLANDE a toujours su où étaient ses intérêts ; ceux de la France un peu moins. En 2007, alors qu’il était le candidat légitime du PS, il a laissé ROYAL se faire broyer par la machine SARKOZY. En 2012, alors que l’antisarkozysme dominait la vie politique, il y est allé. En 2017, alors qu’il sait que c’est perdu d’avance, il s’en va, et ce faisant, il sait qu’on va se focaliser sur ce départ et minimiser son bilan. Dernière vengeance personnelle : il va dézinguer le candidat PS.
Donc je ne vois pas où il y a du courage ; sinon à quel moment le fait qu’un autre se ramasse en 2017 à cause du bilan de HOLLANDE soit une bonne chose. Il y a juste un homme qui n’assume pas son bilan et n’a pas envie de le défendre parce qu’il sait qu’il n’a pas tenu ses promesses : la jeunesse et la justice ne vont pas mieux ; l’emploi et le logement sont toujours en crise. Mais qui a en plus le culot de ne pas l’assumer en ne disant regretter que la déchéance de nationalité.
HOLLANDE incarne l’échec du socialisme
Nous sommes en 2016 et le socialisme, dans le combat d’arrière-garde que mène le PS, ne veut plus rien dire dans notre monde globalisé. Depuis 1988, ce n’est plus la gauche qui gagne mais la droite qui perd. HOLLANDE a été élu à la fin d’un cycle, à la tête d’un PS irréformable, avec un programme globalement inapplicable, sur la base d’un clientélisme outrancier. Terra Nova était la dernière chance de réformation de la gauche, jusqu’à la mort d’Olivier FERRAND en 2012.
Mais HOLLANDE n’est pour rien dans la division de la gauche
Parce que Martine AUBRY a voulu se venger de HOLLANDE, elle lui a octroyé une majorité relative. La somme des opportunismes n’a pas tardé à briser les alliances. Le président a tout fait pour satisfaire ses alliés, qui se sont crus invincibles en gagnant là où le PS les laissait gagner. Grisés, pensant que la droite ne pourrait jamais revenir, ils se sont étripés pour un ministère ou l’espoir de devenir président : TAUBIRA, le PRG, EELV, l’aile gauche du PS, MACRON…
Sur le bilan de HOLLANDE
Les fidèles, qui ne pouvaient pas voir VALLS en 2011 jusqu’à ce qu’il devienne Premier ministre et qui aujourd’hui font semblant de ne pas s’étouffer à le défendre, retiendront le mariage pour tous, la création de postes de fonctionnaires, les emplois d’avenir, le CICE, la BPI, la loi Macron, la lutte contre le terrorisme, la guerre au Mali et en Syrie et la COP 21. (Et c’est tout)
Les autres penseront aux maitresses, au livre du président ne devrait pas dire cela, à l’affaire Léonarda, à la taxe avortée à 75 %, à l’inversion de la courbe contre le chômage, à la loi el-Khomri, à la révision constitutionnelle et la déchéance de nationalité, au traité européen, à Notre-Dame-des-Landes, à MM. CAHUZAC, MORELLE, THEVENOUD…
De bout en bout, HOLLANDE n’aura pas réussi à écouter les Français. Manque de chance, il a été élu à la fin d’un cycle que seule une défaite et la scission du PS en deux mouvements (social-démocrate-écologiste et social-libéral) qui sauront se retrouver, permettront de raviver. Car temporairement, le déclin du PS fait le jeu du FN ; l’extrême-droite est la conséquence de la mollesse de HOLLANDE tout comme le conservatisme de la droite en est la réaction.
Personnellement, c’est son traitement de la Manif pour tous et ses réponses lacrymogènes qui m’ont convaincu que le personnage était irrécupérable. Alors je vais donner raison à Éric ZEMMOUR : ce fut « un quinquennat pour rien« , sans ambition, à faire de la gestion de petite semaine pour satisfaire des intérêts principalement clientélistes et électoralistes. Et ça n’a même pas fonctionné parce que la République élimine naturellement ceux qui lui nuisent !
Sous ce mandat, la gauche n’a pas été la gauche. Elle s’est montrée faible en se cachant derrière des mots comme la Finance. Elle a été intrusive en s’immisçant dans la vie privée des gens de l’état d’urgence à la pénalisation des clients de prostitués. Elle a créé plus d’inégalités à défaut de résoudre celles existantes. Mais le plus impardonnable reste le comportement des élus de gauche qui n’ont pas été à la hauteur, et la jeune génération sera pire que l’actuelle…

Répondre à Vagneux Olivier Annuler la réponse.