Ce vendredi 11 novembre 2016, je constate que mon infréquentabilité augmente encore à tel point que la plupart des anciens combattants de Savigny (pro-maire de Savigny) ne me saluent plus. Devrais-je donc faire comme ces jeunes Sevranais qui ont bousculé Bernard DE LA VILLARDIÈRE parce qu’il ne leur aurait pas dit « bonjour » ? Juste sur mon blog alors, car une fois de plus, je déplore la politisation des associations d’anciens combattants.
J’ai commencé à participer aux commémorations des anciens combattants vers l’âge de 15 ans. Il n’y a jamais eu masse de jeunes, alors assez vite, les associations d’anciens combattants, notamment l’UNC ont commencé à m’approcher pour que je sois porte-drapeau, donc uniquement intéressée. J’ai décliné sur le coup, puis les années passant, je me suis attaché à ces cérémonies, en découvrant aussi tous les enjeux et caractère politiques dégoûtants.
Entre commémorations où l’on se dispute de savoir qui portera la gerbe ou lira un discours (si possible politisé comme le fait régulièrement l’excellent révisionniste Jean ESTIVILL), il y a cette fameuse question du repas. Je m’arrête un instant sur les discours ; ce 11 novembre 2016, c’est l’UFAC (☭☭☭☭) qui vient nous dire que les combats de 1914-1918 étaient « pathétiques« . Mais tu es qui pour juger en 2016 d’une guerre dont tu n’as pas été acteur ; tu n’es qu’une association !
Je m’égare ! Le repas organisé pour l’occasion est tout autant politisé. Que ce soit dans le fond ou sur la forme. Je ne suis même pas certain que le maire, comme les autorités religieuses (invitées de la mairie), payent leur part. La preuve avec ce courrier de l’ARAC qui conchie au visage de mon cher Éric MEHLHORN ; le même qui ignore ce passé pour croit-il diviser la gauche, en favorisant une extrême-gauche indépendante. C’est nauséeux, sur le dos des morts !
Et puis le 11 novembre 2013. J’avais adhéré quelques mois auparavant aux Médaillés militaires. C’était sur la base d’une proposition qui m’avait été faite fin avril 2013 à la cérémonie du Souvenir des déportés, puis renouvelée le 8 mai. Il me semble n’avoir réellement adhéré qu’en août. Trop tard, je venais alors de me déclarer candidat aux municipales. Bref, je me fais inviter au repas du 11 novembre, puis on m’y empêche d’entrer. Depuis, je n’ai jamais eu de nouvelles.
On notera cependant après le petit scandale que j’avais fait le 11 novembre (et là aussi, personne pour me défendre, sauf une petite intervention de forme de David FABRE) que l’association n’a pas cherché à en savoir plus, s’est excusée auprès de la mairie le 12 novembre, puis n’est revenue vers moi que le 16 novembre… Il semblerait que la municipalité impressionne plus lesdits anciens combattants que leurs ennemis d’hier porteurs de mort…
Aujourd’hui, je porte un regard désabusé sur les associations d’anciens combattants qui sont devenus des amicales de vieux copains. Or, pour survivre, ils s’appuient de plus en plus sur des non-anciens combattants qui témoignent surtout d’inculture, d’emphase, de surenchère… À la réflexion, je comprends de plus en plus pourquoi mes arrière-grands-pères n’ont jamais voulu rejoindre de telles associations, et je plains sincèrement ceux qui y sont engagés honnêtement.






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