Il en a de l’argent Alain JUPPÉ pour distribuer un tract dans les boîtes aux lettres de Savigny-sur-Orge. Et puis quand on boîte, on ne sait pas vraiment à qui on s’adresse (comme d’ailleurs quand on tracte à la gare, suivez mes lettres). Je trouve malhonnête de vouloir se faire désigner candidat de la droite et du centre, en demandant dès la primaire le vote des électeurs de la gauche, de l’extrême-gauche et de l’extrême-droite…
Alain JUPPÉ a bien compris qu’il n’était pas majoritaire au sein de son parti. Alors il fait tout ce qu’il peut pour trouver ailleurs les voix qui lui permettront de triompher. C’est à la fois très malin mais cela dévalue totalement la primaire puisque JUPPÉ, avec ce système, ne sera pas seulement le candidat de ceux qui s’autoproclament droite et centre, mais celui d’un conglomérat de Français qui veulent faire le premier tour de la présidentielle avant l’heure.
JUPPÉ vise quand même les riches
Nous relèverons qu’à ce jour, ce tract a été distribué aux quartiers les plus riches de Savigny, donc les partisans de JUPPÉ visent quand même ceux qui ont de l’argent, pour pouvoir contribuer à la campagne… On notera en plus la petite étiquette blanche qui indique l’adresse du bureau de vote pour être bien certain que les électeurs ne se tromperont pas, parce que le militant encarté est informé par le parti, mais pas le quidam qui veut dégager SARKOZY.
« Tout le monde pourra voter« .
Mais encore faut-il accepter de payer deux euros (que JUPPÉ prendra sinon en impôts supplémentaires s’il est élu, de toute façon comme les autres) et de signer une charte. À ce propos, pourquoi les citoyens devraient-ils la respecter quand M. JUPPÉ n’a pas respecté le « contrat social » de résolution de la « fracture sociale » sur laquelle M. CHIRAC s’est fait élire en 1995 ? Pour vendre la souveraineté de la France à l’Union européenne dans le même temps…
Les 5 faux-choix d’Alain JUPPÉ
- Choisir le rassemblement de M. JUPPÉ, c’est choisir le rassemblement de ceux qui sont opposés à sa politique et qui paralyseront le pays comme en 1995.
- Choisir la crédibilité, c’est choisir un candidat condamné par la Justice et qui en plus a accepté de payer pour d’autres pour que la Justice ne soit pas rendue.
- Choisir celui qui battra HOLLANDE et LE PEN, c’est un choix par défaut et non pas un vote de convictions (et je n’écris pas cela parce que c’est le slogan de POISSON).
- Choisir celui qui fera un seul mandat, c’est choisir quelqu’un qui ne demandera pas quitus de sa politique personnellement mais qui fera tout quand même pour que la droite reste au pouvoir.
- Choisir un projet ambitieux, c’est de la foutaise. L’identité hueruese de JUPPÉ, elle est de ne rien faire pour éviter d’avoir de la contestation. Comment peut-il restaurer la République alors qu’il n’est pas républicain ? Comment peut-il assainir les finances publiques sans augmenter les impôts comme l’a fait la droite là où elle est élue depuis 2014…
Quand 40 % des électeurs de la primaire risquent de ne pas être militants de la droite et du centre, je pense qu’il y a des raisons de s’inquiéter sur un dévoiement du mécanisme. Mais JUPPÉ ne semble pas avoir ce problème de conscience, et il mise sur le TSS (Tout sauf SARKOZY). Je suis trop jeune pour me rappeler de cette élection en 1997, certes qui n’était pas une primaire, mais qui s’était transformée en TSJ (Tout sauf JUPPÉ). Autre temps, autres mœurs.


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