Encore un oubli du maire de Savigny-sur-Orge ! Quel dommage que nous n’ayons pas de neurologue à Savigny ! Enfin, en même temps, nous avons déjà de moins en moins de médecins, et comme MEHLHORN ne veut pas ouvrir de maison médicalisée « parce que celle de Juvisy ne réussit pas à attirer de médecins« … Bref, comme en réunions de quartier, MEHLHORN sort une excuse, qui vient encore et toujours contredire son programme !

En page 4 de son programme, dans la rubrique « Sport, culture et vie associative« , Éric MEHLHORN écrivait en sixième point : « Œuvrer à la réouverture de notre cinéma figurera au rang des priorités de notre mandat« . Alors encore une fois, soit ce n’est pas MEHLHORN qui a écrit son programme, soit il a, une fois de plus, délibérément menti à ses électeurs, qui aujourd’hui, râlent un peu mais se satisfont très bien de sa raison bidon pour qu’il ne fasse rien de plus…
Un peu de sémantique
« Notre cinéma » : Vu que cela fait plus de vingt ans qu’il n’existe plus qu’un seul cinéma à Savigny (fermé depuis 2009), Éric MEHLHORN ne pouvait parler que de l’Excelsior dans son programme. Toutefois, dès qu’on lui parle « cinéma », MEHLHORN joue le Savinien historique et balade son auditoire dans le vieux Savigny rayonnant qui a compté jusqu’à 3 cinémas en plus de l’Excelsior : le Bijou, rue du Mail et le Familia devenu le Rex sur le boulevard Aristide-Briand. Quel rapport ?
Ce qu’Éric MEHLHORN raconte en Conseil de quartier
À chaque fois qu’on interroge Éric MEHLHORN sur le cinéma, il dit ne rien pouvoir faire parce que le cinéma est un bien privé (on se demande alors bien pourquoi il avait voté des subventions publiques pour faire des travaux tant en Conseil municipal qu’au Conseil général…). Qu’il voudrait bien racheter ce cinéma, en respectant l’estimation des Domaines (qui auraient estimé ce bien à 700 000 €) mais que le propriétaire en demande trop pour le vendre…
Un cinéma privé depuis toujours
L’Excelsior est le plus vieux cinéma essonnien. Ouvert en 1930, il n’a jamais connu d’autres statuts juridiques que celui d’un bien privé. Seule filouterie de Jean MARSAUDON : avoir bloqué le terrain sur un règlement UE dans le Plan d’occupation des sols, qui force le propriétaire du terrain à maintenir dessus une activité de services publics. Pourquoi donc promettre dans son programme, si de toute façon, Éric MEHLHORN ne pouvait rien faire par la suite ? Démagogie ?
Le temps des compétences
Sur son site de campagne, Éric MEHLHORN écrivait déjà début 2014 que la CALPE était en charge des équipements culturels et sportifs. Et pour cause, il avait personnellement voté les transfert de cette compétence communale à l’agglomération début 2013. Le fait donc que ce soit aujourd’hui l’établissement public territorial, qui soit désormais compétent en matière d’ »équipements culturels d’intérêt territorial« , ne change rien au potentiel d’action du maire.
Mais où est passé l’argent public ?
Finalement, Éric MEHLHORN semble se débarrasser un peu vite de la question du cinéma. S’il ne ré-ouvre pas, c’est la faute de CHEMCHAM qui ne veut pas vendre. S’il ré-ouvre, ce sera grâce à la géniale intervention du maire à l’EPT. En attendant, MEHLHORN semble peu se soucier des 62 000 € d’argent public (nos impôts) donnés pour les travaux de rénovation de l’Excelsior. Heureusement que le Conseil général a finalement annulé sa subvention promise de 40 000 €…
Ce que j’avais proposé dans mon programme
En 2014, nous proposions d’une part un prêt au cinéma pour qu’il puisse terminer ses travaux, contre un droit sur les premières places le temps de se rembourser. Mais aussi de municipaliser temporairement l’activité cinéma en organisant, contre un droit d’entrée visant à régler les droits des films, des vidéoprojections payantes à la salle des fêtes et en extérieur pour les beaux jours, suivies de conférences et de débats. Le tout dans une ambiance sympa.
Ce que nous n’arrivons pas à comprendre de la bouche d’Éric MEHLHORN tellement son discours est fluctuant, c’est de savoir s’il ne peut rien faire parce que le cinéma est privé, ou parce que c’est l’agglomération qui doit s’en occuper. Ou les deux ? En réalité, je pense que ce n’est rien de cela car l’Excelsior ne me semble présenter aucun intérêt territorial, vus les cinémas qui nous entourent (Viry, Juvisy, Chilly-Mazarin, Belle-Épine). Donc la mairie peut agir.
Non, je pense plutôt qu’elle ne veut pas, car rien ne lui interdirait d’avoir un cinéma qu’elle possède, et qu’elle doive entretenir. Sinon d’encourager, sous certaines conditions à établir en toute transparence, l’activité privée de M. CHEMCHAM, peut-être d’ailleurs en lien avec une vraie politique culturelle des services. Mais en réalité, Savigny ne veut pas d’un cinéma dont elle pense qu’il sera à terme, avec en plus les travaux à achever, un boulet économique et financier.
En même temps, quand on voit que les Saviniens n’ont pas tant envie que ça de se battre pour faire ré-ouvrir leur cinéma ; que lorsqu’ils en parlent, leur premier souci est de dire qu’il faudrait plus de parkings ; que finalement ils vont ailleurs et que la revendication du cinéma n’est que périodique, je crains aussi que ce ne soit pas avec ces Saviniens qu’il puisse être rentable. Pour finir, bizarre que l’indépendant CHEMCHAM veuille tout à coup se soumettre à l’EPT 12…


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