— LE SAVINIEN TAQUIN —

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Je déteste le sport, à l’exception des sports de chambre : chambre criminelle, chambre administrative, chambre correctionnelle, chambre de l’instruction… Et bien sûr, chambre à coucher !!! ¯\_(ツ)_/¯


#Ma parole : le Conseil départemental de l’Essonne ne connaît que l’aide financière pour les projets jeunes

Je serai bien allé ce mercredi 23 mars 2016 à la première rencontre de #Maparole, organisée par le Conseil départemental de l’Essonne, mais je n’étais pas disponible. Je suis tout de même allé voir ce qui était proposé sur le site du Département et je me suis senti insulté par cette politique clientéliste d’arrosage automatique.

Le « Jeune » a-t-il donc forcément besoin d’argent pour réaliser ses projets ? La satisfaction de la réalisation d’un projet n’est-elle pas plus grande lorsque le projet a été monté de A à Z par ladite personne ? Le Jeune ne devient-il pas adulte le jour où il arrive à monter son projet sans demander l’aide de Papa-Maman ou d’un tiers, mais qu’il a tout fait tout seul ?


Une manifestation politicienne

Sur les réseaux sociaux, l’annonce de ce rendez-vous est infernal. Il se fait par toutes les sections locales du parti Les républicains qui ont manifestement infiltré en masse la rencontre. Connaissant un peu le milieu des Jeunes Rep, je trouve cela idiot car ce n’est pas cette catégorie socio-professionnelle qui a le plus besoin d’aide financière pour ses projets.


Une condescendance insupportable

Lorsqu’on lit les textes expliquant la démarche, tous respirent une idée de « charité moderne ». C’est le « Jeune » qui souffre de la crise, alors qu’il faut aider pour se donner bonne conscience, parce que la jeunesse, c’est l’avenir (mais surtout pas le présent). Je trouve cela idéologique (je suis pour aider tous les gens qui ont des projets quel que soit leur âge) et assez malsain.


Sur l’aide en elle-même

Bien sûr, il y a partout des enjeux d’argent. Mais je m’attendais du Conseil départemental qu’il puisse apporter d’autres aides gratuites : un prêt de salle pour créer une sorte d’incubateur géant, des retours d’expériences, des documents de synthèse juridique et méthodologique pour monter son business-plan. Au final, en arrosant, on ne rentre pas au cœur des problèmes.

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Du coup, je ne sais même pas si j’irais finalement à une autre. Certainement s’ils viennent dans la 7e circonscription de l’Essonne. Il faut voir comment et si cela va évoluer. Mais oser parler d’esprit citoyen, quand M. DUROVRAY ou M. MEHLHORN ne veulent pas répondre à mes demandes citoyennes, cela rencontre vite ses limites.



5 réponses à « #Ma parole : le Conseil départemental de l’Essonne ne connaît que l’aide financière pour les projets jeunes »

  1. Bonjour,je viens de prendre connaissance de votre article. Je souhaiterais avoir votre avis sur la politique jeunesse adoptée par le département. J’ai bien soulevé un mécontentement de votre part mais j’aimerais échanger avec vos sur ces points. Selon vous, le département ne soulève pas les véritables problèmes, mais quels sont ces problèmes?

    1. Pour répondre à votre question, j’aimerais d’abord que vous me disiez, de ce que vous en savez ou comprenez, ce que le Département fait actuellement pour les jeunes, et ce qu’il ne fait plus. OV

      1. Je suis récemment arrivée en Essonne et j’aimerais comprendre la politique jeunesse adoptée par le Département. Je n’en sais pas grand chose sur le département. Je sais qu’ils ont un dispositif de jeunes ambassadeurs et un tremplin citoyen (dispositif financier).

        1. La politique Jeunesse est une compétence optionnelle des départements. Ce n’est que du bonus ou du plus.

          Jusque-là, la gauche offrait 140 euros à chaque jeune, dont personnellement, je me suis servi pour payer des livres scolaires et une infime partie de mon code de la route. Je n’en avais pas besoin, mais c’était toujours appréciable.

          Ce que fait l’actuelle majorité départementale est résumé là : http://www.essonne.fr/fileadmin/education_jeunesse/Presentation-25-janv.pdf

          Qu’est-ce qu’on attend d’une politique jeunesse ? Pour moi, qu’elle aide à l’autonomie et participe à l’émancipation, qui sont une partie des problèmes.

          Tout cela est forcément lié au reste de la politique départementale, mais un coup de pouce financier est effectivement une mesure utile, a minima pour lutter contre l’inflation. Et il était possible de la diminuer, ou de la moduler en fonction des situations.

          Qu’a fait la nouvelle majorité ? Un dispositif qui prétend responsabiliser, mais qui ne reconnaît que certains bénévolats, et qui est juste l’occasion de verser moins d’argent public parce que ce n’est plus automatique.

          Est-ce que c’est utile ? Pas dans le sens où cet argent ne profite plus à ceux qui en avaient réellement besoin, et où ce n’est pas ça qui motive à faire du bénévolat, sinon parce qu’on a une sale mentalité.

          Les problèmes de la jeunesse sont les mêmes que ceux des adultes, avec les ressources en moins (coût de la vie, accès à l’emploi, accès aux transports, accès aux services publics…). C’est surtout le problème des solutions qui se pose, qui dans un cas comme dans un autre ne sont pas satisfaisantes.

  2. Avatar de Jean-Marie CORBIN
    Jean-Marie CORBIN

    Le « Jeune » a-t-il donc forcément besoin d’argent pour réaliser ses projets ? La satisfaction de la réalisation d’un projet n’est-elle pas plus grande lorsque le projet a été monté de A à Z par ladite personne ? Le Jeune ne devient-il pas adulte le jour où il arrive à monter son projet sans demander l’aide de Papa-Maman ou d’un tiers, mais qu’il a tout fait tout seul ?

    => Comme ces questions seraient pertinentes à poser à Robin REDA …

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