Au cours de l’été 2015, l’Australie a mené une enquête publique qui se clôture dans quelques jours. Elle invitait la population à se prononcer avant une réforme de la PMA qui pourrait permettre aux parents y ayant recours de choisir le sexe de leur futur enfant ou de rémunérer les donneuses d’ovocytes. Société eugéniste, nous marchons vers toi.
Avec le mariage pour tous, les Français ont ouvert une boîte de Pandore qu’ils brûlent maintenant d’explorer dans ses moindres recoins. Force est alors de constater que nos laïcards enragés qui devraient pourtant détester le mot « mariage » se servent de son sens le plus religieux (lieu d’éducation des enfants) pour obtenir toujours plus de droits.
Réformer pour copier
Dans le monde, certains pays proposent des PMA un peu plus sophistiqués qu’en France. Aux États-Unis ou à Chypre par exemple, il vous est possible de choisir le sexe de votre futur enfant. En Israël aussi si vous en avez déjà quatre du même sexe. L’Australie dit vouloir réformer pour éviter le tourisme médical de sa population. Bonjour l’argument fallacieux !
En France, le choix du sexe est exceptionnellement autorisé
La sélection du sexe lors d’une PMA (diagnostic préimplantatoire) est autorisé aussi bien en France qu’en Australie lorsque l’enfant d’un certain sexe pourrait se développer avec une certaine maladie génétique (comme la myopathie de Duchenne qui ne touche que les garçons). Hors de ce cas exceptionnel, elle est interdite, ce qui me pose plusieurs questions morales.
Faut-il éradiquer certaines maladies génétiques de la sorte ?
Selon la maladie, le fait de choisir l’autre sexe fera que l’enfant à naître ne pourra pas développer lui-même cette maladie, mais il pourra le transmettre à ses descendants. D’un autre côté, empêcher de se reproduire des personnes qui possèdent des gènes malades est aussi un comportement eugéniste. Enfin, rien n’empêchera jamais tel gène de tomber malade…
Qu’en pensent l’État australien ?
Avant toute chose, il faut savoir que le Conseil australien d’éthique sur la santé et la médecine est consulté et qu’il n’est pour l’instant pas très chaud pour ces mesures. Il précise : « Les enfants qui découvrent que leur sexe a été déterminé par leurs parents pourraient mal le vivre. En particulier s’ils ont l’impression de ne pas être à la hauteur de leurs attentes« .
Le risque démographique
En Asie, il manque cinquante millions de femmes en 2015 à cause de pratiques ancestrales qui font préférer les fils aux filles. Le choix du sexe, s’il ne s’équilibre pas à un moment donné, ce qui nécessiterait un contrôle mondial donc un supra-gouvernement eugéniste, ne peut que creuser ce déséquilibre. On en arrive au Meilleur des mondes d’Aldous Huxley.
La dérive eugéniste
Autoriser le choix du sexe nous incitera à renforcer les tests génétiques et à finir par procéder à une sélection artificielle dans le but de créer un homme « parfait ». Or, il nous est impossible de savoir comment va évoluer l’espèce humaine par rapport au nouveau milieu que cela induira. C’est d’une autre manière tenter ce qu’essaient aussi de faire les transhumanistes.
C’est quand le bonheur ?
Alors si les Hommes parviennent à créer une certaine immortalité avec des puces, des organes artificiels et du silicium, et à stocker leurs données sur des serveurs géants, seront-ils plus heureux ? Certainement pas lorsqu’ils seront piratés ou qu’il y aura une pénurie de silicium ou qu’ils devront tôt ou tard disparaître lorsque la Terre qui nous abrite aura elle aussi finie sa vie.
Chaque année en France, plus de 23 000 enfants naissent par PMA et chaque année, des états dans le monde vont plus loin et repoussent les frontières morales et sociales. Attention toutefois à ne pas faire ce qu’on a reproché à HITLER et aux nazis.
Mon avis est que cela n’aurait de toute façon pas fonctionné et aurait tôt ou tard provoqué une forme de crétinisme à cause d’une consanguinité trop forte entre des gens « purs » qu »‘on aurait fait se reproduire. Attention nous aussi avec nos nouveaux canons de pureté !

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