Je m’amuse de lire ici et là que l’extrême-droite voudrait la dissolution…
La censure, c’est encore autre chose.
En effet, si l’Assemblée nationale devait être dissoute, Marine LE PEN perdrait son seul et désormais dernier mandat.
Et avec, son poste de présidente du groupe des députés RN à l’Assemblée.
Et comme elle n’est déjà plus présidente du Rassemblement national, et inéligible pendant cinq ans, on voit mal pourquoi est-ce qu’elle continuerait d’exister politiquement…
Elle a déjà eu trois fois sa chance à l’élection présidentielle.
Elle ne reviendra pas si elle est arrêtée, même temporairement.
À plus forte raison que cela appuiera sa culpabilité puisque nous rappellera pourquoi elle ne peut pas être candidate.
Bien sûr, elle ne disparaîtrait pas totalement du paysage mais ce serait nécessairement le début de la fin pour elle, car elle n’aurait plus que le statut de fille LE PEN, ou d’ancienne présidente du parti, ou d’ancienne candidate à la présidentielle triple perdante.
Mais ce serait surtout l’occasion définitive pour BARDELLA d’asseoir sa position de chef de parti,
et d’installer les gens qu’ils lui sont fidèles à la place des actuels caciques du parti.
En effet, les statuts du parti sont tels que c’est le président qui peut tout ; et notamment MEGRET s’y est cassé les dents.
En plus, Marine commence à anticiper son inéligibilité, en demandant à Jordan BARDELLA de se préparer.
Il semblerait qu’elle ait fini par acter qu’elle ne fera pas annuler son inéligibilité en appel.
Aussi son intérêt pour elle est de tenir le plus longtemps possible pour continuer d’exister et de faire pression de toute part.
Donc non, vraiment, je ne crois pas que le RN, hormis BARDELLA, ait intérêt à une dissolution.
D’autant qu’il n’est pas garanti que tous les amis de Marine soient pro-BARDELLA.
Et qu’on peut aller sur une scission s’il remplace tous les vieux par des très jeunes de ses amis…

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