France 2 diffuse à compter de ce soir les huit épisodes de « Salade grecque », qui est une sorte de suite lointaine de « L’auberge espagnole », « Les Poupées russes » et « Casse-tête chinois », voyant cette fois évoluer les enfants de Wendy et Xavier, dans une nouvelle coloc érasmusienne, vingt ans après leurs illustres parents.
Ce que j’aime bien dans le cinéma de KLAPISCH est qu’il raconte super bien l’époque immédiate,
avec en plus des personnages très vite identifiables, même si parfois un poil caricaturaux, comme la Grèce qu’il nous présente.
En tout cas, il a bien cerné l’évolution de la jeunesse (numérique, écologie, Me Too…) et de l’Europe (Brexit, droitisation conservatrice…)
et il aborde par exemple le sujet de la transidentité d’une façon plutôt intelligente ; ni prosélyte, ni superficielle.
On a plaisir à retrouver les acteurs que l’on connaît,
et qui seraient presque devenus un peu réacs en prenant de l’âge.
Cela n’en reste pas moins une série très gauchisante, avec les gentils migrants travailleurs et les méchants nazis (et violeurs).
En somme, toujours une ôde à un multiculturalisme heureux, qui fait du bien, mais qui ne correspond pas à la réalité.
Avec un regret, c’est que la question du bilan carbone désastreux de tous ces gens, toujours à se retrouver à l’autre bout du monde, ne soit jamais véritablement abordée…


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