Si le fondateur de l’Union populaire républicaine (UPR) raconte très souvent beaucoup de conneries juridiques ; et il suffit de lire les 13 pages de sa protestation électorale, pour s’en rendre compte, et ainsi s’inquiéter qu’il veuille gouverner la France sur la base de ces méconnaissances…
Force est néanmoins de reconnaître que les questions qu’il pose, concernant le vote électronique, ne sont pas dénuées d’intérêt.
Davantage, elles sont surtout caractéristiques des doutes qui existeront toujours avec l’utilisation de ce système.
Tout en faisant abstraction de sa rhétorique complotiste qui dit que le vote électronique a été truqué pour faire élire des candidats Ensemble.
ASSELINEAU a le mérite de poser ces trois questions :
- Pourquoi un vote électronique anticipé ?
- Qu’est-ce qui garantit l’intégrité des résultats ?
- Pourquoi ces votes n’ont-ils pas été publiés le dimanche à 20 heures, mais après les dépouillements des urnes ?
Et ainsi, on en revient toujours aux mêmes problèmes qui existent avec tous les systèmes de vote électronique, lesquels en tout cas, si elles permettent la participation, ne font pas reculer l’abstention.
1°) Est-ce qu’on vote pareil le mardi précédant l’élection que le dimanche de l’élection ? Et qu’est-ce qui se passe si l’on découvre le mercredi que son candidat met des mains aux fesses de ses collaborateurs hommes ? (Les vrais ont la réf)
2°) Qu’est-ce qui authentifie mon vote, et permet de le relier au résultat, en vérifiant que j’ai bien voté pour qui j’ai voté ?
3°) Est-ce qu’à la fin, l’État ne fait pas un petit peu ce qu’il veut au moment de proclamer les résultats, puisqu’on ne peut absolument rien vérifier ?
Je pense qu’on aura jamais totalement de réponses à ces questions.
Et que la tendance est plutôt de se dire que ce n’est sinon que 11 circonscriptions sur 577, donc finalement, on peut bien se permettre d’avoir 11 circonscriptions incertaines.
Je pense qu’il y a de toute façon un phénomène sociologique de la « start up nation » qui fait que les gens qui votent en ligne sont à ce jour plus pro-MACRON que les vieux qui votent à l’urne.
Je pense encore que quand tu vis à l’étranger, tu n’as pas les mêmes problématiques que la Métropole.
Et donc si le RN fait de très mauvais scores, c’est parce qu’on ne peut pas imputer aux étrangers les conditions du vie du pays dans lequel on est soi-même un étranger…
Il n’empêche que le vote électronique fera toujours persister des doutes légitimes.
Qu’ASSELINEAU relaie, parce qu’il pense en avoir été victime, ce qui est le jeu.
Mais n’en demeure pas moins paradoxal venant du candidat qui se dit le plus fort numériquement,
et qui arrive quand même à faire 3 %, là où il ne fait que 1 % au national,
mais 3 % qui restent effectvement très décevants par rapport à ce qu’il pense de lui.

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