Délibéré dans… 8 jours. Faut pas être trop pressé.
Le justiciable que je suis, pensais pouvoir se fier naïvement aux dispositions de l’article 148-2 du code de procédure pénale.
Il est écrit dans l’article de code : « dans les vingt jours de la demande ». Je lis dans les vingt jours de la demande. La demande étant l’acte d’appel.
Sauf qu’en 2012, la Cour de cassation a décidé qu’on n’allait pas appliquer cet article. Ou pas comme cela.
Et ils ont inventé une nouvelle règle : dix jours pour faire appel (au lieu de vingt-quatre heures) mais alors pas de délai pour statuer.
Et en fait, on ne compte plus à partir de l’acte d’appel mais de la mise en l’état du dossier, laquelle peut prendre plusieurs semaines (Par exemple, mon appel du 20 novembre 2023 n’a été mis en l’état que le 2 janvier 2024…)
Bref, le président de la Cour m’a dit que soit ils sont effectivement très en retard, soit ils sont plutôt en avance puisque finalement tenus par aucun délai.
Avec la difficulté que le greffe d’Évry-Courcouronnes m’a refusé de faire appel dans les vingt-quatre heures au motif que le logiciel n’avait pas encore été rempli par le Greffier d’audience…
Ce qui aurait tendance à les faire partir sur l’hypothèse que j’avais 10 jours pour faire appel mais que du coup, ils ne sont tenus par aucun délai.
Allez, on garde le moral et on repart faire des articles pour éviter à d’autres de tomber dans les mêmes pièges que celui dans lequel je risque lamentablement de me vautrer.
Mais ça, je ne le saurais que dans 8 jours, parce que plus c’est long, plus c’est bon. (Se dit aussi du sexe masculin.)
Et puis, je monterai m’aérer à la Cour de cassation si cela ne va toujours pas…

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