Je ne sais pas vous, mais moi, quand je regarde le « tableau » de Grand-Vaux, je vois plus New-York ou Gotham-City…
Sinon, pour moi, Grand-Vaux, ce sont plus des barres que des tours ; et des tours, il n’y en a que trois sur site, et elles ne font pas trente étages…
Ce que je n’arrive pas à savoir, c’est si la représentation de Grand-Vaux qui ressort de ces fêtes correspond à la perception réelle des habitants, ou à celle de gens qui fantasment le quartier.
Et sûrement plein d’autres choses puisqu’on nous a parlé de rythmes maliens de Conakry… Alors qu’à ma connaissance, Conakry est la capitale de la Guinée, mais enfin bon…
Avais-je le droit d’être là ? Aurélie TROUBAT, directrice de cabinet, s’est chargée de me filmer. Le film a été transmis aux autorités compétentes. Vous saurez bien assez vite si je suis en prison pour avoir enfreint mon contrôle judiciaire ; comme si l’élu que je suis, n’avait pas le droit d’être à cette fête…
Je suis toujours très gêné par les activités proposées aux habitants lors de ces fêtes.
Je n’irai pas proposer un atelier de musique classique, parce que cela ne fait pas sens par rapport à l’histoire du quartier.
Mais je pense que les percussions et les graphs ne font pas plus sens, parce que tous les habitants ne se retrouvent pas dans ces cultures.
Or, on ne propose, pour la politique de la Ville, que toujours ces mêmes activités, qui correspondent à un style urbain africanisé, sinon americanisé, évidemment fantasmé par des gens qui n’ont jamais mis un pied en Afrique et qui imaginent des villages de cases dans lesquelles on attend d’être sous l’arbre à palabres pour dire quelque chose si le grand chef nous a remis le bâton de la parole.
Et donc on enferme les habitants dans une certaine représentation d’eux-mêmes, pour faire simple « non blanche », mais vu par le prisme des blancs.
J’avais compris que l’on célébrait la mémoire du quartier, avant la démolition.
Mais cette mémoire commence visiblement en 2023, puisqu’il n’y avait rien avant, notamment dans l’exposition photo…
Apparemment, certains n’ont pas lu l’avenant à la convention de site qui sera examinée jeudi au conseil municipal…
J’étais navré par la pluie qui a sûrement découragé plusieurs de venir.
J’ai regretté que tout ce qui soit proposé aux habitants se résume à du bruit et des arts graphiques.
J’ai déploré qu’il n’y ait pas un moment où TEILLET soit capable de prendre la parole pour dire quelque chose d’un peu rassembleur et structurant.
J’ai aimé sentir la gêne que j’ai créée chez le préfet à l’égalité des chances, Alain CASTANIER, et la déléguée du préfet, Isma HOCINI, probablement à se demander si j’avais mon scalpel sur moi pour procéder à des vivisections.
J’ai été attristé que Grand-Vaux soit encore et toujours méprisé par les pouvoirs publics, qui ne voient ce quartier que comme une jungle peuplée de sauvages auxquels il n’y a rien à proposer…



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