Il paraît même qu’il est écrit sur cette fiche que je serai assigné à résidence sous surveillance électronique… Problème de case indûment cochée apparemment…
Toujours est-il que le FPR (Fichier des personnes recherchées) n’est pas à jour, mais la substitut du procureur m’a dit qu’elle allait faire personnellement le nécessaire pour qu’il le soit !
S’il vous plait !
Je suis au Tribunal d’Évry ce vendredi 8 décembre pour obtenir un jugement du 10 novembre 2023, qui n’a pas été transmis à la Cour d’appel, pour la simple et bonne raison qu’il n’aurait toujours pas été mis en forme, quasiment un mois après l’audience.
En tout cas, c’est ce que dit le greffe correctionnel, mais qui est contredit par la greffière de l’audiencement correctionnel qui assure me l’avoir envoyé par courrier le 27 novembre (sauf que je n’avais encore rien reçu le 6 décembre à mon dernier passage à domicile à Savigny)… ¯\_(ツ)_/¯
Je suis aussi là parce que je demande la communication de la note d’audience.
Et puis, il y a une nana de l’accueil qui prend ma carte d’identité, qui part avec et qui ne me la ramène pas.
Vu le temps que cela dure, je comprends assez vite que la carte ne reviendra qu’avec une escorte.
Et qu’est-ce que je vois arriver ?
Trois policiers qui me disent que l’on va s’isoler un peu, tous les quatre, pour discuter…
Bon, alors, ils me demandent ce que je fais là, est-ce que je connais que j’ai un contrôle judiciaire, et que je n’ai pas le droit d’être là.
Alors je leur explique que mon contrôle judiciaire a été modifié et que justement, je viens récupérer en personne la preuve de cette modification, parce qu’ils ne veulent pas me la communiquer par voie dématérialisée, laquelle se trouve être la seule preuve de la raison pour laquelle je peux être ici.
Donc ils m’amènent aux geôles du Tribunal, mais ils ne m’enferment pas dedans, et il y a un officier qui part vérifier tout cela et se renseigner, mais les fichiers sont pas plus à jour. Bref, il monte voir la substitute de permanence.
Au dépôt, je croise plusieurs policiers que je connais (en plus, comme je fais un peu de défense disciplinaire de policiers, mais je sens que je ne vais plus trop pouvoir en faire), dont un de Savigny qui me dit qu’il appelle « mon lieutenant préféré », qui n’a pas plus que les autres, été informé de la modification de mon CJ.
La contrôleuse judiciaire non plus n’a rien reçu ; on parle d’un jugement du 10 novembre 2023.
Le brigadier savinien, probablement de passage pour un déferrement, m’accueille en me disant : « Savigny vous manquait ? C’est quand même mieux Évry ! »
Un autre me dit : « mais qu’est-ce qu’il fait là celui-là avec sa tête de premier de la classe ? » Puis il commence à parler avec moi. Il se fait alors rappeler à l’ordre mais il dit qu’il s’en fout.
Un des policiers m’a dit que je n’avais vraiment peur de rien. Je lui ai répondu que comme mes ancêtres les Gaulois, je n’ai peur que d’une seule chose : que le ciel me tombe sur la tête.
Finalement, la substitut de permanence descend et me dit que oui, j’ai le droit d’être là, et qu’elle va faire le nécessaire, mais que ce serait bien que j’obtienne une attestation du greffe, à défaut du jugement.
Mais je veux bien parier que rien ne sera fait, sur la modification des fichiers, quand je vais y retourner mardi !
Sur ce, j’ai quand même perdu une bonne heure, pendant laquelle un policier est resté affecté à ma surveillance… Plus l’humiliation…
Mais j’aime bien ce que je peux voir.
Notamment tous les dysfonctionnements de la Justice.
Et je médite tous ces événements dans mon cœur !

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