Mais pourquoi donc ce besoin d’autant de circonvolutions, lesquels entre autres sophismes, oscillent d’un point de vue rhétorique, entre la pétition de principe et la téléologie historique, pour finalement ne pas assumer ce qui est : Laure DARCOS préfère simplement jouer l’écurie présidentielle à un parti qui n’a obtenu que 4,78 % à la dernière présidentielle (mais qui représente toujours 38 % du Sénat…)
Il n’y a pas grand chose qui va dans le communiqué de l’opportuniste DARCOS qui tente vainement de se justifier devant ses grands électeurs : vous croyiez voter pour une sénatrice dans l’opposition à Emmanuel MACRON ; eh bien, je me suis largement foutu de votre gueule parce que je vais finalement siéger dans un groupe allié de la majorité présidentielle, au sein duquel siègent les partisans d’Édouard PHILIPPE, duquel j’espère me faire remarquer au cas où il deviendrait président en 2027, qu’il ne m’oublie pas…
Et Laure DARCOS de sortir alors les rames pour justifier :
1°) à la fois de rester quand même LR, vis-à-vis d’un parti dont les membres ont fait le choix de ne pas la soutenir en 2023, pas plus qu’en 2017, où comme elle le rappelle, on lui avait gentiment demandé de se ranger derrière quelqu’un qui n’est pas LR ;
2°) d’aller rejoindre le groupe des partisans d’Édouard PHILIPPE, parce qu’elle ne veut plus siéger avec les LR, alors qu’elle pouvait autant aller siéger dans le groupe de l’union centriste qu’en tant que non-inscrite, mais c’est bien avec LITR qu’elle veut siéger (et ce n’est pas anodin).
Maintenant, il y a plusieurs autres éléments incompréhensibles dans le comportement de DARCOS :
1°) Est-il bien malin de renoncer à l’étiquette LR dès lors qu’on revote dans 9 mois, quand l’élection de septembe aura été annulée, pour se choisir une étiquette qui ne pèse rien localement, et qui enferme la candidate entre un HUGONET qui sera alors pleinement légitimé par LR et une RACT-MADOUX qui représentera la majorité présidentielle ?
2°) Avec 462 voix, c’est DARCOS qui a plié le match contre HUGONET, qui se sauve d’à peine 4 petites voix. Est-ce qu’une telle attitude n’envoie pas non plus un message de mauvaise joueuse qui en veut toujours plus ? Est-ce que ce n’était pas plus stratégique de prendre ces 4 voix à HUGONET, et de le sortir sur la sénatoriale partielle ?
3°) Est-ce que c’est bien dans l’intérêt d’un mouvement (LR) que de se faire élire sous l’étiquette de ce mouvement pour finalement ne pas aller siéger dans le groupe de ce mouvement ? Pourquoi DARCOS en fait des tonnes pour tenter de justifier l’injustifiable, et ce faisant appuyer sur sa trahison ?
Effectivement, Laure DARCOS s’y connaît en matière d’ingratitude et de déloyauté !
Il lui suffit de se regarder dans un miroir.
Mieux de relire son parcours politique…
LETTRE DE LAURE DARCOS AUX MILITANTS LR DE L’ESSONNE
Vous savez tous ma fidélité et ma loyauté à notre famille politique. Adhérente depuis 2002 à l’UMP puis aux Républicains, je n’ai eu de cesse de participer, avec conviction et énergie, à la vie de notre Mouvement.
Ainsi, après avoir été élue Déléguée de la 5ème circonscription de l’Essonne, j’ai été désignée, en 2016, pour présider à l’organisation de la primaire de la droite et du centre dans notre département, afin de désigner notre candidat commun à l’élection présidentielle de 2017.
Vous m’avez ensuite élue Présidente de la Fédération LR de l’Essonne en 2021. La mission était délicate : j’ai dû pacifier une famille profondément divisée et en plein doute, après les défaites successives de nos candidats aux élections présidentielles de 2012 et 2017, puis aux européennes de 2019. Il m’a fallu travailler au rassemblement de nos différents courants de pensée, pour tenir le cap de la reconstruction de notre Mouvement, à l’occasion des dernières élections régionales, départementales et législatives, après avoir pris une part active dans la campagne de Valérie Pécresse, notamment en portant le volet de la culture.
J’ai mis mon enthousiasme et ma ténacité, sans compter mon temps, pour animer cette Fédération, avec des réunions de fond, mais aussi avec des moments festifs à chaque rentrée ou lors de notre traditionnelle galette du mois de janvier. J’ai tenu aussi à inviter régulièrement des personnalités importantes de notre famille politique pour débattre des enjeux importants, notamment tous les candidats sans exception à la Primaire organisée lors des Présidentielles (Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, Philippe Juvin, Michel Barnier et Éric Ciotti). J’ai veillé aussi au bon déroulement de l’élection interne à notre Parti, en accueillant Bruno Retailleau, Éric Ciotti et Aurélien Pradié, ce qui n’a pas été le cas dans bien des Fédérations.
Je n’oublie pas le soutien personnel qui m’avait été accordé par les Républicains lors de la difficile campagne pour les élections législatives de 2017, où j’ai dû affronter le candidat d’Emmanuel Macron, Cédric Villani. Aux élections sénatoriales en septembre de la même année, les instances départementales et nationales m’ont renouvelé leur confiance en me plaçant en deuxième position sur la liste menée par Jean-Raymond Hugonet, ce qui permettait le maintien de la présence LR, après le retrait de Serge Dassault.
Lors des élections sénatoriales du mois dernier, alors que j’étais la seule parlementaire LR de notre département et, surtout, la Présidente de la Fédération de l’Essonne, le groupe Les Républicains, présidé par Bruno Retailleau, a demandé à la Commission d’investiture nationale LR de parrainer, face à moi, un candidat contre qui je n’ai aucun ressentiment personnel mais qui n’a jamais été membre de notre parti. Je sais que cette forfaiture, qui m’a personnellement affectée, a semblé incompréhensible aux yeux de tous nos militants. Je l’ai vue, pour ma part, comme un signal m’invitant à reprendre ma liberté par rapport à un groupe parlementaire qui trahissait un lien de confiance. C’est ce que j’ai fait.
Après avoir longuement échangé avec Gérard Larcher, lundi 25 septembre, en l’ayant assuré de ma loyauté, de ma gratitude et de ma fidélité pleines et entières pour l’ensemble de mon mandat à venir, j’ai donc décidé de siéger désormais au groupe des Indépendants (qui comprend des élus ex-UMP et Horizons), présidé par Claude Malhuret, tout en restant fidèle à nos convictions communes et à mon engagement au sein des Républicains, que je ne quitte pas.
Je dois enfin tirer le bilan de ces derniers événements, dans l’intérêt de notre famille politique essonienne. Je vous annonce donc que je redeviens une simple militante parmi vous et que je ne me représente pas à la Présidence de la Fédération de l’Essonne à la fin du mois de novembre. Je ne vous cache pas que certains comportements ingrats ou déloyaux ont fini par m’user. Mais mon seul guide est l’intérêt de notre mouvement. Je pense à vous tous : il est sain de renouveler nos instances départementales de fond en comble, sous la houlette de notre Secrétaire départemental Pascal Picard et de notre Trésorier Marc Nogues, que je remercie tous deux pour leur soutien et leur dévouement irréprochables.
Demain, comme aujourd’hui, vous pouvez compter sur ma détermination et ma fidélité pour défendre nos valeurs au Sénat comme en Essonne.
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