Le 17 mai 2013, le président de la République promulguait la loi du mariage pour tous.
Et dix ans après, je ne suis pas comme toutes ces putes de LR, qui n’ont jamais eu aucune conviction sur le sujet, mais qui avaient senti l’opportunité de racoler un nouvel électorat, non, ce n’était pas la plus grosse erreur de ma carrière et oui, je suis toujours contre.
Force est de constater que les principaux arguments que je développais alors, pour justifier mon refus, se sont malheureusement vérifiés…
Et que la loi du 21 février 2022 visant à réformer l’adoption, a justement repris une partie de tout ce que je ne souhaitais pas voir arriver, en réduisant encore les chances des couples mariés stériles de pouvoir adopter…
Que les gens veulent se marier entre eux, et que ce soit deux personnes du même sexe, une personne et un animal, une personne et un objet ; que ce soit pour les avantages fiscaux ou pour se dire qu’ils s’aiment, devant ou pas devant Dieu, honnêtement, je m’en fous.
Ce que je trouve dégueulasse avec le mariage pour tous, c’est d’abord la normalisation du discours que deux personnes du même sexe peuvent avoir un enfant ensemble (ils peuvent l’élever mais ils ne pourront jamais le faire ensemble), et ensuite, qu’en permettant l’adoption aux personnes de même sexe, on prive des couples stériles d’adopter, tout en préparant insidieusement la procréation médicalement assistée sans père et la gestion pour autrui, parce qu’il n’y a pas assez d’enfants à adopter.
La problématique était d’abord civilisationnelle, j’affirme d’ailleurs toujours que le mariage pour tous est un « caprice civilisationnel » ; et je crois que toute une partie de la gauche politique s’est d’ailleurs décrédibilisée à défendre un discours qui n’a plus rien de scientifique, tout en étant très éloigné des préoccupations de nombreux Français. D’où la mort du PS en 2017…
Le problème du mariage pour tous n’était pas le mariage pour tous en soi mais les conséquences du mariage pour tous ; parce que la loi permettant déjà l’adoption pour les couples mariés, alors les mariés de même sexe pouvaient dès lors adopter.
Quand tu connais qu’il n’y a à peu près que 10 % des demandes d’adoption qui aboutissent, je suis triste pour les personnes qui auraient naturellement dû pouvoir avoir des enfants et qui en sont privés, au profit de personnes qui dans tous les cas, ne pouvaient pas avoir d’enfants ensemble, parce que la nature ne leur permet pas.
Et c’est en focalisant ensuite l’attention sur la difficulté de l’adoption (ce qui est un peu logique dans des pays où l’on pratique l’avortement) que l’on en arrive à un nouveau caprice civilisationnel qui est de permettre à tous de faire des enfants, y compris hors de la relation sexuelle, qui est pourtant à la base de la reproduction et du développement de l’Humanité.
La seule question essentielle est de dire le modèle de société que nous voulons, et personnellement, je ne souhaite pas ce modèle dans lequel la considération de la vie humaine est finalement très hypocrite, trop hédoniste, et en tout état de cause incohérente…

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