J’ai appris le décès d’Olivier LEONHARDT ce mercredi.
Je ne vais pas le pleurer parce que j’avais eu une mauvaise expérience journalistique avec lui.
Il ne m’appréciait pas ; je ne faisais que lui rendre.
Et puis, dans le fond, il incarnait beaucoup de ce que je n’aime pas en politique.
Alors, certes, c’est un concert de louanges unanime pour un élu très engagé sur le sujet des transports, qui a fait le job pour sa ville.
Mais ce qu’on oublie de dire est que tout cela a été fait au détriment des autres villes, comme Savigny qu’il n’a pas beaucoup aidée au motif qu’elle était déjà desservie par le RER C… Un peu léger.
Ce que je n’aimais pas non plus, c’est la sinuosité de son parcours politique ces dernières années.
Longtemps PS tant que c’était porteur, parti avec LaREM quand c’est devenu plus intéressant pour lui, et finalement rattaché financièrement au Parti radical de gauche (PRG)…
Enfin, c’est une activité nulle au Sénat cette dernière année, comme en témoigne sa page sur Nos sénateurs.
Peut-être est-ce le fait de rester sénateur qui l’a maintenu en vie toutes ces dernières années, comme MITTERRAND qui n’aurait sûrement pas survécu longtemps à son cancer s’il n’avait pas été porté par la présidence ?
Mais ce n’est pas le travail parlementaire qui y a gagné de son absence.
Est-ce à dire que la maladie doit empêcher d’être élu ?
C’est en tout cas gênant pour l’assemblée à laquelle il appartient et le territoire qu’il doit représenter…
C’est désormais Daphné RACT-MADOUX (MoDem) qui va lui succéder.
Depuis le temps qu’elle l’attendait, oserais-je écrire…
Lâchée de toute part, fâchée avec tout le monde, elle sera sénatrice pendant seulement 18 mois mais en gardera les avantages à vie.



Répondre à Jean-Marie CORBIN Annuler la réponse.