Avec le confinement, les croyants se sont organisés pour retransmettre les célébrations.
J’ai personnellement trouvé déplorable que sur mon diocèse, il y ait concurrence d’une vingtaine de retransmissions chaque dimanche parce que chaque secteur pastoral voulait montrer qu’il savait faire, quand bien même la technique ne suivait pas… Qu’est-ce que cela nous dit en 2021 de ne pas être capable de regarder au-delà de sa paroisse ? Mais ce n’est pas le sujet de cet article.
Et au fil des mois, les techniciens bénévoles se sont professionnalisés et les caméras mobiles, à installer et désinstaller longuement chaque semaine, sont devenus fixes, sans aucune autre indication, ce qui n’a pas été sans me poser de questions juridiques, que j’ai fini par soumettre à la Commission nationale Informatique et libertés, ci-après CNIL.
Voici leur réponse.
Juste après une petite digression pour écrire que je n’ai pas apprécié, encore une fois, la manière, que j’ai ressenti comme méprisante, dont j’ai été traité pour avoir soulevé cette question.
Je ne doute pas que mes interlocuteurs étaient sincères et pensaient réellement que le principe de la loi de séparation des églises et de l’État de 1905 leur permettait de se soustraire au droit.
Mais exactement comme pour les défibrillateurs dans les églises, que j’ai proposé d’acheter deux ans avant la loi, et on m’expliquait alors que c’était coûteux et inutile, jusqu’à ce que la loi passe et qu’ils trouvent alors cela génial en oubliant mon plaidoyer, mon seul tort est d’avoir eu raison trop tôt…
Et ils se feront encore avoir tant pour le projet de renouvellement urbain de Grand-Vaux, que pour le presbytère de l’église saint-Martin, dont j’ai appris récemment qu’il avait été vendu…
Toujours est-il qu’il est très désagréable d’être toujours vu comme le jeune de 16 ans que j’ai été, lequel ne serait pas crédible par nature. Aujourd’hui, j’en ai bientôt 30 et plusieurs de mes intuitions, tout au long des années, se sont révélées exactes, mais on ne me fait toujours pas confiance…
C’est comme en politique, les gens plus âgés n’aiment pas qu’un plus jeune qu’eux ait raison…
J’ai encore lu de leur part que la loi confortant le respect des principes de la République les contraignait à demander l’avis des paroissiens pour pouvoir les filmer.
Sauf que cette obligation existait déjà avant ; aussi je ne leur en veux pas d’arrêter pour finalement que seulement sept personnes regardent (en direct) ce qu’ils faisaient…
La CNIL rappelle, dès lors que la caméra est fixe, l’obligation d’information du public au moyen d’un affichage à l’entrée du lieu de culte (comme celui que j’ai obtenu pour les caméras de vidéo protection à Savigny).
Elle rappelle que ce panneau doit indiquer, le cas échéant :
- l’existence de la caméra,
- la zone qu’elle filme,
- les moments où elle filme,
- les raisons de son installation,
- la durée de conservation des images,
- les coordonnées d’un responsable du dispositif,
- l’existence d’une retransmission sur internet (en temps réel et/ou en différé).
La CNIL suggère aussi, dans la mesure du possible, de laisser une zone non couverte par la caméra pour les personnes qui ne souhaiteraient pas être filmées.
Lire leur réponse dans son intégralité.



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