Tandis que l’on regarde ce film de 52 minutes, on ne peut que trouver des raisons d’espérer. Et puis quand le documentaire s’achève, on ne peut qu’être déçu, parce que la réponse est finalement négative, du moins dans l’état actuel de la science, malgré des progrès encourageants, qui n’ont jamais été aussi nombreux.
À voir jusqu’au 15 juin 2021 sur Arte : https://www.arte.tv/fr/videos/098424-000-A/pouvons-nous-refroidir-la-planete/
Avant toute chose, je ferai le reproche au film de n’aborder le changement climatique que très essentiellement sous le prisme de la seule concentration du CO2 dans l’atmosphère.
Or, il faut rappeler notamment, quitte à passer pour un gros climato-sceptique, que la température du globe a diminué entre 1940 et 1970 alors que les émissions de CO2 augmentaient fortement sur la période.

Donc je ne suis personnellement pas certain que même si nous enlevions tout le CO2, alors la température de la Terre baisserait réellement. Mais chut, je suis un vilain climato-cynique d’extrême-droite.
Il faut d’abord rappeler que l’humanité émet en moyenne 37 milliards de tonnes de CO2 et qu’il y a déjà environ 1000 milliards de CO2 qui ont été diffusés dans l’atmosphère depuis la Révolution industrielle.
Le documentaire nous présente d’abord des solutions pour réduire nos émissions annuelles :
- Capturer le CO2 dans des filtres (comme l’avaient fait les astronautes de Apollo 13),
- L’intégrer dans des roches volcaniques comme le basalte par boucle du carbonate de calcium,
- L’intégrer dans des carburants en produisant des hydrocarbures liquides comme le méthanol solaire,
- Le recycler en un matériau de construction, plus résistant, sorte de ciment carboné,
Puis le film nous présente des solutions pour refroidir la planète, dont il ne cache pas qu’elles sont très contestées au sein de la communauté scientifique :
- éclaircir les nuages en les aspergeant de particules de sel pour qu’ils interceptent la lumière du soleil,
- répandre des aérosols réfléchissants pour renvoyer les rayonnement solaires (comme lorsqu’il y a une éruption volcanique massive),
- reboiser massivement la planète à hauteur de 1 milliard d’hectare de forêt,
- développer l’épandage de compost qui augmente et retient le stockage de carbone dans le sol.
Ce que je retiens sinon est que les émissions mondiales commencent à baisser, sans que ce ne soit le fait des effets du confinement ;et que certains de ces scientifiques ne s’opposent pas forcément à l’énergie nucléaire.
Personnellement, je doute quand même du rôle donné à la végétation dans la capture de CO2, laquelle me semble très surestimée. Davantage, je regrette qu’il n’y ait, ou que le film n’ait parlé, d’aucune piste qui s’appuie sur les océans, qui pour le coup, sont le vrai poumon de la planète.



Répondre à Olivier VAGNEUX Annuler la réponse.