“Inutile Cassandre, j’ai assez fatigué le trône et la pairie de mes avertissements dédaignés ; il ne me reste plus qu’à m’asseoir sur les débris d’un naufrage que j’ai tant de fois prédit…”
Dernier discours politique de François-René DE CHÂTEAUBRIAND, prononcé pour sa démission de la Chambre des pairs le 07 août 1830, que je pourrais actualiser en écrivant que je vais maintenant regarder le bétonnage de Savigny se faire avec un idéologue du logement social.
Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 4,24 – traduction AELF
Lorsque je me suis présenté pour la première fois en août 2013, Nicolas BOISIER qui était alors maire-adjoint de Laurence SPICHER aux équipements, a écrit en commentaire sur EssonneInfo que c’était une “expérience” pour mon (?) journal.
Au passage, je me suis toujours demandé si c’était lui, Corinne POTTIER ou je ne sais quel autre tordu de la bande à SPICHER qui avait appelé mon école de journalisme pour exiger mon renvoi au motif que j’étais candidat…
La seule expérience que j’ai voulu mener, c’était avec mon blog à partir de mai 2014, que j’ai d’abord appelé ainsi, comme il y avait eu Le Parisien libéré à l’issue de la guerre, puis en fait parce que ma première campagne municipale de 2014 m’a libéré d’un certain nombre de convenances. La vulgarité, c’est un plus, c’est un style oratoire pour retenir l’attention du lecteur lambda et faire croire qu’on est la grande gueule qui dit la vérité vraie.
J’ai voulu montrer, un peu comme l’avait fait Bernard MÉRIGOT pendant des années avec Savigny Avenir, qu’il était possible à chaque citoyen de surveiller, de contrôler et de rendre compte de l’action de sa municipalité. Et qu’il suffisait d’utiliser un support de blog pré-construit, sans même besoin de prendre une version payante. Cela nécessitait ensuite juste un appareil photo ou un téléphone portable et un peu de temps chaque jour.
Mais j’ai échoué, parce qu’en plus de devenir moi un clown et mon blog un lieu de divertissement où l’on venait voir pour rire ce que je mettais dans la gueule des élus, j’ai finalement déresponsabilisé les Saviniens qui se sont imaginés qu’il y avait déjà et toujours quelqu’un sur le coup, et qu’ils n’avaient donc pas besoin de s’y intéresser plus à leur tour, puisqu’il leur suffirait de venir lire mon blog pour être informé.
Mes articles étaient trop souvent écrits dans l’urgence et la précipitation. Un mal nécessaire pour rester dans l’actualité, mais un travail parfois bâclé, impossible à reprendre ensuite, une pression et un stress croissant, qui m’a finalement bouffé tout mon temps. Comme avec le jeu des recours où je les ai multipliés pour rester cohérent et vraiment signaler tout ce qui ne me paraissait pas légal. Certainement également une échappatoire pour me masquer à moi-même que je ne suis pas le journaliste que j’ambitionne, et m’éviter de trouver un vrai travail salarié ou avoir des excuses pour d’autres choses.
Pendant six ans, j’ai essayé de démontrer l’insuffisance de MEHLHORN, en reprenant simplement les faits bruts, sans même avoir besoin de les exagérer ou de les amplifier. Cela aura fonctionné pour permettre qu’il soit battu mais pas assez pour lui passer devant. Et la droite des candaules saviniens n’a toujours pas compris, et ils re-voteront pour LR à la prochaine fois, en espérant maintenant qu’il n’y soit plus, mais RÉDA a trop besoin d’un maquereau qui prostitue Savigny aux intérêts de Juvisy.
Dans ces conditions, et puisque les Saviniens préfèrent un voyou, mon blog n’a plus de raison d’être. Ce pourquoi je décide d’arrêter d’écrire dedans, nécessairement pour pouvoir passer à autre chose.
Ma grande fierté est que MEHLHORN n’ait jamais réussi à me prendre en défaut sur ce blog, et pourtant il s’y est essayé. Par contre, il m’a eu sur les affiches.
J’ai aussi une pensée pour tous ceux qui m’appelaient pour faire modifier un article, et qui au téléphone avaient une toute petite voix, et me demandaient s’il me plaisait de modifier légèrement un article mais que je n’étais pas obligé et que ce n’était pas grave si je ne le faisais pas. Et puis qui derrière faisaient les beaux et racontaient fièrement à tout le monde qu’ils m’avaient mis à leurs pieds.
Je veux remercier tous mes fidèles lecteurs. De la petite soixantaine qui m’a suivi depuis le début, en passant par le millier atteint fin 2016 qui restera globalement stable (1300 lecteurs quotidiens début 2020), à ce dernier record atteint le 29 juin de 2158 lecteurs ayant lu 6212 articles hier, c’est à dire le 29 juin 2020.
Mais le “système” est trop fort. Je n’ai pas réussi à montrer qu’on peut faire aussi bien voire mieux en dehors des partis, ni même que la politique ne se vit pas qu’au moment des élections, période pendant laquelle les électeurs cèdent à tous les clientélismes, auxquels je me suis toujours refusés, comme en témoignent mes scores…
Adieu la politique et vive la méta-politique !

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