Au dernier jour de la campagne, je ne cache pas que je suis un petit peu désabusé (tout en restant pleinement prêt à exercer les fonctions de maire).
Pas tant parce que certains qui ne votent de toute façon pas pour moi, trouvent qu’il y a eu trop de démocratie avec mes enveloppes. Ce qui est quand même très fort.
Que parce que ce retour est caractéristique d’une incompréhension qui existe avec une partie des Saviniens, qui ne s’intéressent définitivement pas à la politique, et que je n’arriverai pas à sensibiliser ni convaincre si je suis élu.
Le premier tour a quand même montré que 70 % des Saviniens ne s’intéressent ni aux idées ni aux programmes, malgré ce qu’ils s’en défendent, mais votent par couleur politique, peu importe que le parti les représentant fasse l’inverse de ce pour quoi ils sont élus.
J’ai encore entendu certains me reprocher mon recours contre les augmentations injustifiées d’impôts, puisque le maire avait sciemment caché l’excédent de l’année antérieure, pour justifier de l’augmentation. Mais qui aime payer des impôts et ainsi être pris pour un con ?
Et puis de toute façon, même quand il n’y a plus d’arguments, le point Godwin qui fonctionne toujours, c’est que je suis catholique. Oui, et alors ?
Ce dimanche 28 juin 2020 va se terminer, de toutes les façons, l’écriture d’un chapitre de ma vie ; davantage celle d’un livre voire d’un tome de mon existence.
Le premier cycle fut celui de l’innocence de l’enfance pendant laquelle je pensais pouvoir obtenir tout ce que je voulais. Il s’est arrêté à mes 8 ans lorsque je me suis rendu compte que je ne pouvais pas empêcher mes parents de me donner une petite sœur.
Le deuxième cycle que je ne saurais pas bien qualifier s’est terminé à mes 17 ans au décès de ma grand-mère paternelle, quand j’ai définitivement perdu toutes mes illusions d’enfance. J’ai découvert à ce moment que je ne pouvais pas contrôler le temps ni revivre le passé.
Le troisième cycle va s’arrêter à 28 ans un dimanche de la fin juin, possiblement sur la conclusion que je ne peux pas faire le bonheur des gens à leur insu, et que je dois donc définitivement subir l’incurie de la majorité qui vote pour des nuls puis a le culot de s’en plaindre. Tout cela est parfaitement résumé dans la maxime de BOSSUET : « Dieu se rit des Hommes qui déplorent les effets dont elles chérissent les causes. »
J’ai fait mon maximum. Je ne pouvais pas faire mieux ou plus.
J’ai dépensé 40 000 des 110 000 euros de mon patrimoine pour essayer peut-être de changer les gens, en tout cas de les intéresser.
Et je me retrouve avec le même score qu’en 2014, et une condamnation qui me poursuivra quelques temps.
Ce qui est très dur est de devoir toujours vous justifier de votre sincérité, alors que les gens se tournent plus volontiers vers des gens que vous savez incinères.
Mais je défie quiconque de m’indiquer quel intéressement j’ai eu dans l’affaire, sinon que je me suis fâché avec plein de monde, et que j’ai mis entre parenthèses un quart de ma vie, parmi lequel certaines « plus belles années ».
Je me suis beaucoup abîmé pendant sept ans à bouger dans tous les sens.
Mais au moins ai-je essayé et finalement, essaie-je encore de me convaincre que je n’ai rien à me reprocher et que je ne pouvais pas beaucoup faire autrement. C’est certainement le prix à payer de toutes les candidatures indépendantes dans de grandes villes dortoirs.
Vivement dimanche et merci de me suivre depuis tout ce temps ! En route vers le destin !

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