Je suis étonné de constater la haine qui existe contre les professeurs grévistes, dont le malaise est tel qu’ils en sont arrivés à l’extrémité de retenir les copies du bac !
Surtout que ce n’est même pas comme s’ils avaient fait cela pour s’éviter de corriger les copies, parce qu’elles sont corrigées ; mais que c’est réellement un acte politique de désespoir !
Et je suis assez frappé que cela ne dérange presque personne qu’on se prépare à fabriquer des générations de demeurés ; les parents se disant sûrement qu’eux-mêmes sauront faire réussir leurs gamins à coup de soutien scolaire et d’écoles privés d’excellence qui vendent les diplômes.
Globalement, on va arrêter de faire des maths en 1ère, alors que les jeunes qui sont en 4e, n’ont même pas le niveau de ce qu’avaient mes grands-parents en 7e (CM2) !
Et en plus, on arrête de faire des maths, non pas parce qu’on aurait décidé de tout miser sur les études littéraires, on arrête parce qu’on n’a plus de profs de maths !
Et ça ne fait que commencer, parce que plus grand monde ne veut faire prof aujourd’hui, et de vous à moi, ça se comprend, quand on voit les élèves et leurs parents…
Je constate que Jean-Michel BLANQUER n’a rien à répondre aux inquiétudes des profs.
Il veut juste sanctionner ceux qui expriment qu’ils ne pensent pas comme lui.
Les inquiétudes des profs me paraissent pourtant fondées, parce que c’est clair qu’on leur demande de plus en plus d’être des éducateurs, et de moins en moins de faire de l’enseignement…
Je comprends qu’il faille faire des économies, parce qu’il y a de moins en moins d’argent, et de plus en plus de gens donc de dépenses.
Faut bien comprendre que le montant du PIB est truqué, et que la croissance est en plus en plus artificielle, financée par la dette d’un argent que nous n’avons pas.
Mais je ne vais pas cracher sur l’économie improductive de la France, parce que je suis le premier connard à m’être planqué dans le secteur tertiaire, et à travailler en indépendant pour éviter de financer la Sécurité sociale.
Toujours est-il qu’on en arrive à l’extrême limite, et que ce que je trouve d’autant plus inadmissible n’est pas qu’on dise qu’on va pousser ceux qui réussissent, et qu’on va abandonner ceux qui n’y arrivent pas.
Mais bien qu’on soutienne d’autant plus fortement les plus pauvres, qui ne s’intéressent pas forcément, et qu’on laisse crever la gueule ouverte la France dite moyenne ou périphérique, qu’elle s’intéresse ou pas.
Et là, il y a une hypocrisie qui est insupportable, d’où les gilets jaunes et compagnie, qui sont encore là parce qu’ils n’ont même plus les moyens de prendre des vacances ! C’est fini l’époque de mai 1968 !
Les profs savaient qu’ils n’y arriveraient pas tous seuls, et qu’ils avaient besoin des parents.
Les parents ne se sont jamais vraiment intéressés aux réformes, et les fédérations soutenaient du bout des lèvres au nom d’un intérêt général de l’enfant, auquel il ne croyait absolument pas, tant seul l’intérêt de leur propre enfant les intéresse.
Il était donc prévisible qu’à l’instant où les profs pourraient atteindre à l’intérêt de leur enfant, alors les parents lâcheraient les profs… C’est chose faite… Bon courage aux profs ! Je pense qu’on aura bientôt des suicides massifs dans cette corporation…

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