Comment expliquer un tel déchainement des moustiques en Essonne depuis plus d’une semaine ?
Bien sûr qu’il y a certainement une part de responsabilité du changement climatique, à cause duquel l’hiver n’a pas été suffisamment froid pour éliminer les moustiques mal cachés.
Et aussi à cause de la connerie des humains qui ne sont pas capables de supprimer toutes les sources d’eau stagnante, tant à la base de leurs plantes, que dans les coupelles destinées à leurs animaux, qu’ils ne renouvellent pas assez…
Mais il y a aussi qu’on a de moins en moins d’oiseaux, et sûrement aussi de chauve-souris, qui sont les prédateurs naturels des moustiques, et de tous les autres insectes…
Il y a encore quinze ans, nous ne faisions pas 400 km sur l’autoroute sans devoir ensuite nettoyer le pare-brise !
Selon diverses études, près de 70 % des oiseaux, présents en ville, auraient disparus.
Et pour autant que les oiseaux reviennent chanter dans mon quartier, dans lequel les chats (qui n’ont jamais été aussi nombreux dans Savigny) sont vieillissants, il est vrai que mes cerises sont quasiment intactes par rapport à il y a quinze ans.
Mais qui dira quelque chose contre les animaux de compagnie ? Qui posent les mêmes problèmes que les enfants, d’une humanité trop nombreuse…
Peut-être aussi que les oiseaux ont disparus à cause de l’abus d’insecticides en tout genre, du style du glyphosate ?
Parce qu’on leur a supprimé leur nourriture, et qu’ils se sont donc résolus à aller la chercher ailleurs…
Or, pour autant qu’on ne reviendra pas sur le glyphosate, j’observe que les gens autour de moi sont tout à fait prêts à remplacer le glyphosate par une autre saloperie qui tuera les mauvaises herbes à leur place, disgracieuses, mais en partie nécessaires à la présence d’insectes.
À moins d’en arriver à la solution favorite des Portugais qui est de tout bétonner, et puis de se plaindre après que la terre n’absorbe plus l’eau, et qu’on a de plus en plus d’inondations…
Dans une toute autre réflexion, les mauvaises herbes sont des choses naturelles que nos sociétés ne veulent plus voir, à l’image de nos poils et de nos odeurs.
Mais il faut aussi comprendre que la nature s’adapte, et qu’elle va chercher de nouveaux équilibres, et que l’équilibre actuel se fait à notre désavantage…
Je pense que tout politique se retrouve là face à un problème délicat, dont l’intervention dans un sens, se fera forcément en allant à l’encontre des intérêts des autres. J’y pense personnellement beaucoup en vue des prochaines élections municipales.

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