Je l’avais prédit dans mon article de 13 heures parce que je savais qu’il ne pourrait pas y résister, et Éric MEHLHORN l’a annoncé à 15 heures. La Commune va donc attribuer une subvention pour participer aux réparations de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris. À titre personnel, j’y suis opposé, tout comme j’étais déjà opposé à l’attribution d’une subvention pour les victimes des ouragans lors de la séance du Conseil municipal du 19 octobre 2017.
Ce n’est pas tant une question de laïcité qu’une question d’incompétence de la Commune. Que Savigny commence par financer les politiques publiques qui lui sont dévolues par la Loi comme celles de l’enfance, de la jeunesse, du scolaire, des sports, des associations… avant de payer pour une thématique, plus que facultative, qui n’entre pas dans son champ de compétences !
Je ne peux pas non plus évoquer ce paradoxe que la cathédrale soit la propriété de l’État, et que c’est donc à celui-ci (avec notre argent là encore) d’en assurer la réparation, sans lancer de collecte nationale pour avoir le moins à investir de sa poche. Et finalement en envoyant le message que la niche fiscale sur le patrimoine est quand même utile. C’est très insidieux.
Enfin, c’est nul politiquement. À la rigueur, tu ouvres une collecte pour que ceux qui veulent participent (et je rappellerai le bide de la collecte pour Irma dont le cabinet du maire a toujours refusé de dire combien ils avaient récolté en 2017 tellement c’était nul), mais tu ne donnes pas l’argent de la Commune par rapport aux Saviniens qui ne voudraient pas participer à cette reconstruction, et qui ne paient pas leurs impôts pour cela, mais avec d’autres attentes !
Donc puisque je ne doute pas que MEHLHORN et ses élus soumis vont donner l’argent de la Commune, parce que cela leur évite de verser le leur, je demande aux élus de la municipalité qui voteraient cette subvention de faire la preuve qu’ils vont verser la même somme de leur poche. Et je suis certain qu’il n’y aura pas grand monde pour le faire, parce que ce n’est pas la même chose de dépenser son argent, et d’utiliser celui des autres. À bon entendeur…


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