Ce qui est génial avec le système issu de la réforme de l’audition libre de 2014, c’est qu’on peut vous signaliser (prendre votre photo, vos empreintes, voire votre ADN pour les fichiers de Police), et que vous ne pouvez pas refuser, mais qu’on ne vous dit pas quand se termine l’enquête dans le cadre de laquelle vous avez été signalisé. Et donc qu’on peut comme cela garder longtemps votre signalement, et s’en servir pour d’autres affaires…
Quand j’ai dû étudier la planche à la suite de mon agression à Grand-Vaux, ils avaient pris neuf jeunes au hasard de Grand-Vaux. Quand il faudra reconnaître un jeune délinquant blanc dans le reste de Savigny, qu’est-ce qui dit qu’ils ne prendront pas ma photo pour leur planche ?
Alors j’entends déjà tous ceux qui me disent qu’on s’en fout que la Police ait mon signalement, et qu’ils savent déjà tout sur nous. Quand je vois déjà comment ils sont nuls pour plein de choses, je me dis effectivement que je ne risque pas grand chose. Non, c’est une question de principe. Dans un état de droit, je n’ai pas à être fiché pour cela ou pour d’autres choses.
Alors, je tente ma chance, en espérant que l’enquête a déjà été classée sans suite ! Sinon, nous réessaierons dans quelques mois.
Tout cela parce que WOZNIAK n’a pas supporté que je crie son incompétence, associée au fait qu’elle avait obtenu sa place de responsable par népotisme, parce qu’elle était la maitresse du deuxième adjoint… Il y a un moment où il ne faut pas inverser les gentils et les méchants.
Objet : Requête en effacement des mentions TAJ (article 230-8 du code de procédure pénale)
Savigny-sur-Orge, le 25 février 2019
Madame le procureur de la République,
J’ai été entendu le 20 septembre 2018, en tant que témoin, dans le cadre d’une enquête préliminaire diligentée à la suite d’une plainte déposée contre moi par Madame Véronique WOZNIAK.
À l’issue de mon audition libre, l’officier de police judiciaire a requis de faire procéder à des opérations de relevés signalétiques de ma personne, en application de l’article 55-1 du code de procédure pénale.
J’ignore à quel stade en est la procédure, dont j’ignore les références, que j’imagine néanmoins proche du classement sans suite, voire déjà classée sans suite.
C’est pourquoi j’ai l’honneur de solliciter, en application de l’article 230-8 du code de procédure pénale, que vous fassiez procéder à l’effacement de ces relevés signalétiques.
Aux fins d’instruire ma requête, je vous prie de trouver ci-joints une copie de ma carte d’identité, ainsi qu’un extrait de mon acte de naissance justifiant de ma filiation.
En vous remerciant de votre attention, je vous prie d’agréer, Madame le procureur de la République, l’expression de ma plus haute considération.
Olivier VAGNEUX
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