Dans la théorie, la maison du projet est un lieu qui doit permettre l’expression de tous les citoyens (habitants et non-habitants du quartier), dans le cadre d’une opération de renouvellement urbain. Dans la pratique, à Savigny-sur-Orge, ce ne sera qu’un lieu pour présenter aux habitants le projet tel qu’il a été pensé par des « sachants » qui n’avaient pas besoin de s’embêter à écouter les doléances de la piétaille de Grand-Vaux.
Mais très paradoxalement, cette maison, enfin ce préfabriqué, ou cet Algeco, qui lorsqu’on additionne tous les coûts des travaux, aura coûté près de 600 000 euros aux Saviniens, ne va pas directement servir à la présentation du projet, mais devenir une annexe de la GUSP (Gestion urbaine et sociale de proximité) qui dans un premier temps, se trouvera alors immergé dans le quartier deux demi-journées par semaine, lesquelles sont déjà appelées à se réduire.
En effet, de telles permanences avaient déjà lieu depuis février 2017 à la maison de quartier deux jours par semaine pendant deux heures. Enfin, cela a duré un mois, et puis ils se sont rendus compte que passé l’effet de surprise, plus personne n’y venait. Et ils ont cessé d’y venir, en supprimant la permanence du jeudi puis en se trouvant toujours des trucs à faire le mardi à l’heure de la permanence. Bref, ils ne comprenaient qu’on puisse trouver la GUSP absente…
La maison du projet sera donc ouverte les mardis et jeudis après-midis de 14 h 00 à 17 h 00, le temps de voir si les gens s’intéressent, ce qui est complètement à l’inverse de la logique de rénovation urbaine qui est censée tout faire pour intéresser les gens. Il n’y a pour l’instant aucun nouveau document à la disposition des usagers, et il n’est pas prévu de les dématérialiser ou de les doubler sur un support numérique. Donc zéro réel intérêt à ce jour…
Tout cela pour dire qu’on sent bien que MEHLHORN fait une maison du projet parce qu’il faut faire une maison du projet dans la Loi. Qu’il l’a faite au prix fort pour se vanter d’investir pour la rénovation, mais que ce n’est pas synonyme de qualité ; plutôt juste que c’est lui qui se fait encore avoir. Enfin, que les partenaires s’en foutent toujours autant et que c’est la Ville de Savigny-sur-Orge qui continue d’imposer sa vision de la rénovation, et finalement son projet foireux…


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